Godefroy-Philippe Le Noble

Résumé

Godefroy-Philippe Le Noble La Dianéide , poëme en quatre chants… (1828)

La biche, qu'arrêtait la fraîcheur du matin, Croit entendre les pas du chasseur inhumain; Et tremblante d'un mal qu'elle croit sans ressource, Dans l'épaisseur des bois précipite sa course.
Tout s'émeut, tout s'anime, et l'aurore en fuyant Embellit nos gazons de ses larmes d'argent.
Déjà près de Diane, on accourt, on se presse, Les Nymphes en riant, contemplent la Déesse Dont les yeux fatigués, décèlent le poison Que distile l'Amour pour ravir la raison.
Source : Gallica

Godefroy-Philippe Le Noble La Dianéide , poëme en quatre chants… (1828)

C'est là que la beauté présente en sacrifice, Cette céleste fleur que l'on ne peut cueillir, (1) Si la main de l'Amour ne vient l'épanouir.
Ici, le Coudrier, le Myrthe tutélaire, Offrent à deux amans leur ombre et le mystère;
La mousse, le gazon, transformés en coussins, Deviennent les témoins des plus tendres larcins, Et jamais on ne vit d'immobiles statues (2) De ces lieux enchantés orner les avenues.
Des plaisirs de l'Amour aimables truchemens, On entend des baisers les doux susurremens, (3) Ou la vierge aux abois, d'une voix languissante, Jettant le dernier cri de la pudeur mourante.
Source : Gallica

Godefroy-Philippe Le Noble La Dianéide , poëme en quatre chants… (1828)

Et dans vos jeunes cœurs qu'un feu divin inspire, Vénus à pleines mains a versé le délire.
Ce n'est plus la pudeur qui rougit votre front, Un feu moins délicat mais plus vif et plus prompt Donne à vos traits émus l'incarnat de la rose; Tout concourt au seul but que l'Amour se propose.
Vos yeux jadis brillans sont chargés de langueurs, Même on voit sans sujet couler vos tendres pleurs; Vos moindres mouvemens marquent l'impatience, Et d'un bien qui n'est pas vous jouissez d'avance.
Source : Gallica

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