Claude Boyer, Les Amours de Jupiter et de Sémélé
“ Est-ce orgueil, jalousie, inconstance, ou caprice ? DIMAS. Admirez et plaignez la rigueur de son sort ; Ce grand Dieu, qui l’aimait, est l’auteur de sa mort. ALCMÉON. Quoi lui-même ! DIMAS. Oui Seigneur, cet amant adorable, Aux vœux de la Princesse un peu trop favorable, Est descendu du Ciel, pour s’offrir à ses yeux, Tel qu’il est, quand il règne, et tonne dans les Cieux. De ce Dieu tout en feu la fatale présence... ALCMÉON. Quoi ce Dieu plein d’amour manque-t-il de puissance ? Ou plutôt ce grand Dieu, pour lui sauver le jour, Avec tant de puissance a-t-il manqué d’amour ? ”
