Anna de Noailles,
Poème de l’amour
“ Si j’apprenais soudain que, triste, halluciné, Maudissant, haïssant, tu as assassiné, J’irais tranquillement vers cette main mortelle, J’abdiquerais le monde, et me tiendrais près d’elle... ”
Anna de Noailles,
Poème de l’amour
“ Si j’apprenais soudain que, triste, halluciné, Maudissant, haïssant, tu as assassiné, J’irais tranquillement vers cette main mortelle, J’abdiquerais le monde, et me tiendrais près d’elle... ”
Clovis Hesteau de Nuysement, Quand d'un sort desastré.
“ Sans plus dresser en haut sa plaintive oraison, Invoqua coup sur coup la mort & les furies. O justes deïtez daignez vous secourir, La mortelle qui fait un immortel mourir : Exerceant contre luy mille bourrelleries. ”
Charles Augustin Sainte-Beuve,
Causeries du lundi
(1883)
“ Mon cher Diaphane, faites bien vos réflexions, je vous en prie, et, pour une vaine ombre d'établissement, n'allez pas commettre un meurtre en votre propre personne. Que me servira votre âme immortelle après votre mort? Les précieux débris d'un corps si chéri ne me seront d'aucune utilité. ”
Jean-Baptiste Charles, Ma méthode
“ Si vous connaissez l’escrime, il n’y a pas de surprise dans le commandement, vu que vous êtes toujours en garde hors de distance. Le jeu est donc plus loyal et plus franc qu’au pistolet ; c’est une chose indiscutable. L’épée a tous les avantages du pistolet, sans en avoir les inconvénients. Si vous vous en voulez à mort, vous pouvez tout aussi bien vous satisfaire à l’épée qu’avec l’arme à feu. Vous pouvez toujours vous approcher de votre adversaire et lui faire une blessure mortelle, comme si vous êtes plus fort que lui, vous pouvez l’épargner, si telle est votre intention. ”
“ Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles. ”
John Milton,
Le Paradis perdu
(1667)
“ La Mort recevra alors sa blessure de mort, et rampera inglorieuse, désarmée de son dard mortel. Moi, à travers les airs, dans un grand triomphe, j’emmènerai l’enfer captif malgré l’enfer, et je montrerai les pouvoirs des ténèbres enchaînés. Toi, charmé à cette vue, tu laisseras tomber du ciel un regard, et tu souriras, tandis qu’élevé par toi je confondrai tous mes ennemis, la Mort la dernière, et avec sa carcasse je rassasierai le sépulcre. ”
Voltaire,
Œuvres complètes de Voltaire
“ Bientôt, de vos forfaits vous-même épouvanté, Fuyant loin de ce trône où vous êtes monté, Privé des feux sacrés et des eaux salutaires, Remplissant de vos cris les antres solitaires, Partout d’un dieu vengeur vous sentirez les coups : Vous chercherez la mort : la mort fuira de vous. Le ciel, ce ciel témoin de tant d’objets funèbres, N’aura plus pour vos yeux que d’horribles ténèbres : Au crime, au châtiment, malgré vous destiné, Vous seriez trop heureux de n’être jamais né. Œdipe. ”
Hilaire-Bernard de Longepierre,
Médée tragédie en cinq actes et en vers
“ Nuit, Discorde, Fureur, Parques, Monstres, Cerbère ; Reconnaissez ma voix et servez mon courroux ! Dieux cruels ! Dieux vengeurs ! Je vous évoque tous. Venez semer ici l’horreur et les alarmes. Venez remplir ces lieux et de sang et de larmes. 910 Rassemblez, déchaînez tous vos tourments divers ; Et, s’il se peut, ici transportez les Enfers... On m’exauce. Le Ciel se couvre de ténèbres. L’air au loin retentit de hurlements funèbres. Tout redouble en ces lieux le silence et l’horreur. 915 Tout répand dans mon âme une affreuse terreur. ”
“ Lorsque, s’élevant par la pensée au-dessus du temps, on perd de vue ces mesquines nécessités du moment dans ces éclairs qui illuminent et résument toute une vie, avenir et passé, l’âme a parfois de dangereux vertiges et de redoutables délires, et quand c’est de mille douleurs qu’on se souvient, quand ce sont mille angoisses que l’on pressent, le cœur attendri a souvent des émotions terribles et de mortelles défaillances. ”
Joseph Maggini, Au souffle du rêve (1905)
“ Tu poussais dans le charme et l'innocente extase, Lorsqu'un monstre, enfanté dans une noire vase, T'entraîna dans un gouffre où régnait la terreur Et perpétra le crime ignoble... de l'horreur ! Sois en deuil, ô nature, et pleure ton amie Que pousse vers la mort l'effrayante agonie. Pleurez fleurs des beaux jours, innocence des coeurs, Pleurez fils de la terre, honnêtes travailleurs; Incapable Thémis voile ta face austère Et gémis dans la honte et la douleur amère. Et toi poëte, aussi pleure, et que ton soupir, Berce l'ange qui dort, c'est l'enfant du martyr. ”
M. P. C., Revue des Deux Mondes
“ Et la mort leur versait, d’une main attendrie, Le calme bienfaisant d’un sommeil sans désirs. D’un idéal nouveau, vous, les ardens apôtres, Ô morts, on a trouvé trop doux votre sommeil ! Tressaillez dans vos os, car voici le réveil ! Le scandale est le fruit de jours comme les nôtres : Nous usons notre cœur à sonder ceux des autres, Et nos yeux à compter les taches du soleil. Plus le mort était grand, et plus on est avide De fouiller son cadavre, ainsi que font les loups. ”
Émile Verhaeren,
Les Visages de la vie
“ LA MORT Égarons-nous mon âme, en ces cryptes funestes, Où la douleur, par des crimes, se définit, Où chaque dalle, au long du mur, atteste Des meurtres d’or, à toute éternité, Broyés, sous du granit. Des pleurs y tombent sur les morts, Des pleurs, sur des corps morts Et leurs remords, y tombent ”
P. Mayer, Histoire du Deux Décembre, par P. Mayer… (1869)
“ Mort comme il eût vécu, dans le sang et la boue, dans le crime et la honte, dans le pillage, le viol, l'assassinat, l'athéisme et l'incendie; mort comme ces reptiles immondes qu'on broie du pied dans leur bave, mort d'étouffement, d'impuissance et de rage. ”
“ Elle est morte ; — une énigme enveloppe sa vie ; — Oublieuse de gloire et d’or inassouvie, Morte en sa puberté. Et qu’un jour, l’Avenir l’accuse ou la défende, Cette mort, — cette vie, — est comme une légende Pour la Postérité. ”
Maurice Level,
Les Portes de l'Enfer
“ Souvent, il avait vu son couteau rouge; il avait reçu au visage la giclée chaude lâchée par les artères crevées; il connaissait l'odeur du sang, le râle du corps qui se vide... La mort qu'on donne n'est rien... Mais ça!!... Un respect soudain éveillé en son âme d'assassin le tenait immobile, une terreur superstitieuse du grand mystère le glaçait... Il avait cru la maison vide, et il était entré chez un mort!... Il avait volé près d'un mort!... Un mort!... Voilà donc d'où venaient cet effrayant silence et cette ombre si calme!... ”
Pierre Vigier, Némésis girondines et chansons politiques… (1871)
“ Où le cœur torturé, broyé par la souffrance, SounLà la voix du ciel, reste sans espérance. La-mort où l'on blasphème. où les soins carressants D'une femme et d'un fils deviennent impuissants ; Où l'on voit le démon sourire dans l'alcôve ; Où l'on pousse des cris comme une bête fauve: Où l'on tremble de froid quand la tête est en feu ; Où les bras sont tordus, où le corps. devient bleu ; Où les muscles raidis par une horrible lutte Perdent de leur vigeur de minute en minute ; Où contre le fléau qui rit de son tourment, Le hideux moribond se débat vainement. ”
Gaston Boissier,
Revue des Deux Mondes
“ Comment osons-nous, chétifs mortels que nous sommes, nous plaindre à la mort d’un des nôtres, nous dont la nature a fait la vie si courte, quand nous voyons d’un seul coup d’œil les cadavres gisans de tant de grandes cités ! ”
Auteur :, Revue des Deux Mondes
“ Au cœur pensif ? Dans quel étroit tombeau repose votre cendre, Corps grêle et vif ? Vous êtes morte au fond de moi, vous êtes morte. Petite enfant ! C’est moi qui vous abrite, et moi qui vous emporte, Tout en vivant. Ah ! vous aviez si peur de cette ombre lointaine Que fait la mort, Et l’écartiez déjà d’une main incertaine. ”
Émile Verhaeren,
Les Villes tentaculaires, précédées des Campagnes hallucinées
“ La Mort, dites, la bonne Dame, Se sent au cœur comme une flamme Qui, de là, monte à son cerveau. La Mort a soif de sang nouveau, La Mort est soûle, Un seul désir comme une houle, Remplit sa brumeuse pensée. ”
Alexis Toussaint de Gaigne, Encyclopédie poétique, ou Recueil complet de chef-d'oeuvres de poésie sur tous les sujets possibles… (1778-1781)
“ Et l'amour des Mortels fut aussi doux pour toi, Que le zèle des Dieux plut alors à leur Roi. Flatté de cette ardeur à venger son offense, De la voix & du geste imposant le silence, JUPITER au respect ; fit céder leur courroux. Le coupable est puni, dit-il, rassurez vous : Apprenez à la fois le crime & la vengeance. Les infâmes récits de l'humaine licence De la foudre en mes mains accusoient le repos. Je frémis à ces bruits que j'aime à croire faux. Moi-même, dans les cieux déposant le tonnerre, Sous les traits d'un Mortel je descends sur la terre. ”
“ Quand la Mort, l’indomptable et terrible Coursière, Vous aura remportée au pays des Élus, Quand vous ne verrez plus, quand vous n’entendrez plus, Quand la tombe sur vous aura muré sa porte, Je vous le dis encor, vous ne serez pas morte ! ”
Krystyn Ostrowski, Théâtre complet de Christien Ostrowski… (1862)
“ Que l'horreur du carnage excite votre joie! N'épargnez ni l'enfant, ni le prêtre à l'autel, Ni le front couronné qui se croît immortel, Ni l'époux qui sommeille aux bras de son épouse; L'univers apprendra que la Mort est jalouse! Cette terre est à vous ; j'abandonne à vos mains, Sur son dernier débris, le dernier des humains: Qu'un soleil sans clarté se lève sur le monde, Et qu'avec le Néant Dieu même se confonde ! ”
Voltaire,
Correspondance, V (1749-1753)
“ Mais, mon cher monsieur, j’ai par-dessus vous des souffrances de corps continuelles. Que ferait un malingre, un cadavre ambulant, à la cour d’un jeune roi qui se porte bien, et qui a de l’imagination et de l’esprit du soir au matin ? ”
Claude Vignon, Œuvres de Claude Vignon — Nouvelles
“ Tu cherches et ne trouves qu’un irréparable malheur. Tu t’interroges, et, loin de souhaiter d’autres victimes expiatoires, je te vois en face de mon cadavre reculer épouvanté. C’est qu’au-devant de la mort et de l’éternité, — ou du néant, — les plus terribles passions s’évanouissent... ”
“ Mais la mort est muette, et, comptant son silence, Vous caressez votre dessein. Mais lorsqu’ils sont tombés, ils ont crié vengeance ! Vous l’avez entendu crier ? Allons, un peu moins d’obligeance, Il faut la mort au meurtrier ! ”
Gustave Flaubert,
La Danse des Morts
“ Et quand vous serez tous là, vous me direz ensuite ce que c’est que la mort, ce que vous pensez depuis tant de siècles, endormis sous le monde qui palpite sur vos têtes, comme une victime qui tressaille encore à son agonie. ”
Voltaire,
Œuvres complètes de Voltaire
“ Puissent les dieux plus doux consoler tes vieux ans ! Mon père, à tes foyers j’aurai soin qu’on te guide. Scène III. TEUCER, DICTIME, AZÉMON, le héraut, gardes.Dictime. Ah ! Quittez les parvis de ce temple homicide, Seigneur ; du sacrifice on fait tous les apprêts : Ce spectacle est horrible, et la mort est trop près. Le seul aspect des rois, ailleurs si favorable, Porte partout la vie, et fait grâce au coupable : Vous ne verriez ici qu’un appareil de mort ; D’un barbare étranger on va trancher le sort. ”
“ Qui couraient au combat aussi prompts que la foudre Dont ils ont l’éclair dans les yeux ; Mais dans ces rangs pressés sous nos regards avides, La mort, la mort jalouse a creusé bien des vides : Tous étaient au péril, tous sont-ils à l’honneur ? ”
Alphonse de Lamartine,
Œuvres complètes de Lamartine
“ À la voix d’un mortel un mortel qui réponde. Aux lieux qu’avec horreur mes pieds ont traversés Je cherchais des humains... j’ai vu des insensés Qui, dans leur désespoir se maudissant eux-mêmes, N’attestaient plus le ciel que par d’affreux blasphèmes ! ”
Maurice Chardon, Les nuits de l'échafaud (1878)
“ Alors on voit passer, comme en un mauvais rêve, Un cadavre vivant que le bourreau soulève. On voit un masque humain, horrible, grimaçant. Et puis rien. Un bruit sourd. Un éclair. Et le sang Tombe chaud, clapotant sur la terre fumante. L'homme est guillotiné. La justice est contente. ”
C. Dechastelus, Souvenir des courses de Roanne… (1874)
“ D'un bon vivant tu fais à merveille un cadavre, Divinité du jour. Tu brilles coup sur coup ; Dans le fer qui féconde et dans le fer qui navre, Dans la machine à coudre et l'engin qui décout. 3lais puisque ton ardeur n'est jamais assouvie, Et qu'un peuple qui t'aime aurait quelque remord, Quand il trouve un secret pour étendre la vie S'il n'en découvrait deux pour mieux donner la mort ! ”
“ Eh bien, voilà maintenant qu’aussi tenace que la loi, l’esprit vengeur de la philosophie revient, se penche sur le cadavre encore tout chaud, sonde les plaies, raconte les luttes terribles de cette agonie désespérée, ses bonds, ses gestes, ses convulsions suprêmes, ses regards presque éteints à travers le sang, et les pitiés indignées de la foule et ses anathèmes ! ”
Victor Hugo,
Les Contemplations
“ Dans l’horreur étouffés, scellés dans les abîmes, Enviant l’ossement, Sans air, sans mouvement, sans jour, sans yeux, sans bouche, Entre l’herbe sinistre et le cercueil farouche, Vivraient affreusement ? Est-ce que ce seraient des âmes condamnées, Des maudits qui, pendant des millions d’années, Seuls avec le remords, Au lieu de voir, des yeux de l’astre solitaire, Sortir les rayons d’or, verraient les vers de terre Sortir des yeux des morts ? Homme et roche, exister, noir dans l’ombre vivante ! Songer, pétrifié dans sa propre épouvante ! Rêver l’éternité ! ”
Ferdinand Achet, Le Premier Âge, poésies par Ferdinand Achet (1856)
“ Tout est prêt , m'a-t-il dit, le bourreau va venir ; Mais il ne m'a pas dit : Es-tu prêt à mourir ?... ( Descendant la scène.) Allons, mon coeur, tais-toi ; laisse la plainte vaine ; Crains d'oublier le crime en maudissant la peine... Crains qu'une mère et Dieu , qui t'attendent là-haut, N'aient un instant trouvé ton courage en défaut. Tu saignes , il est vrai ; mais qui donc fit la plaie ? L'image de la mort te désole et t'effraie... Mais devant l'échafaud. doit-on être ébranlé , Lorsque devant le meurtre on n'a pas reculé ?... Oui... le meurtre ! ”
Louis-François Raban, Justine, ou Les malheurs de la vertu
“ Le vieux galérien se berça une seconde dans l’espoir chimérique de ravir à la mort une victime si noble et si pure !... il retourna le mourant, posa la main sur son cœur : pénible déception ! il ne pressait plus qu’un cadavre. ”
Simonne Ratel,
La Maison des Bories
“ Un meurtre ! Introduire la mort dans son jeu, la mort qu’elle repoussait tous les jours, sous toutes ses formes ! Voilà donc ce qu’il méditait, ce fol, ce mangeur de chimères, ce Gribouille qui prétendait jouer les Lohengrin ! ”
Sully Prudhomme,
Œuvres de Sully Prudhomme/Poésies 1872-1878
“ Et meure, juste née assez pour être morte ! Oui, que toute sa sève et ses germes confus, Honteusement frustrés à leurs canaux prévus, Consomment d’inféconds et sinistres incestes Dont les fruits viciés n’engendrent de leurs restes Que la corruption ! Faisons de l’univers Un cadavre infini renaissant sous ses vers, Et n’y laissons traîner qu’une guenille d’âme, Afin qu’étant immonde il soit encore infâme ! Croupisse donc cet astre et le monde avec lui ! Il n’est pire destin que l’opprobre et l’ennui ! ”
Dr François, Des nuits : poème (1836)
“ Le fiel entre en cette âme, asile de la paix, Et des traits du méchant préservant l'innocence, Son cœur pour la servir trouve assez d'éloquence. La mort même, a sa vue , éprouvant des regrets, Voulut de son trépas lui cacher les apprêts. La mort, en la frappant sur ce visage aimable, N'a point mis de son sceau l'empreinte redoutable, Et ce corps immobile , où règne la pâleur, Fait naître la tristesse et non pas ta terreur. ”
Joseph Autran,
Paroles de Salomon
(1869)
“ A ce vieillard qui passe, et, la tête inclinée, Achève en mendiant le reste du chemin, Et qui ne voit finir une triste journée Qu'avec l'horreur du lendemain ! Qu'est-ce donc que la mort, puisqu'elle a deux visages ? Qu'est-ce donc que la mort, puisqu'elle est tour à tour, Suivant les lieux divers et les rangs et les âges, Notre épouvante ou notre amour? ”
Gabrielle Réval,
Les Sèvriennes
“ La mort fera son œuvre, sur elle aussi, tout ce qui fait sa beauté, ses yeux, ses cheveux, sa chair blanche, où courent comme des sources de petites veines bleues, son parfum, son corps qu’elle aime, la mort demain en fera, pour les autres, un objet de dégoût. ”
Alexandre Latil,
Les Éphémères
“ A travers la lueur de ces clartés sans nombre, Je vois passer sans cesse et s’agiter dans l’ombre Des fantômes hideux. Serait-il de la mort le funeste présage ? Quoi ! la mort viendrait m’enlever à mon âge ! ”
Auguste Charbonnier, Gerbes du Mont-Royal, par Auguste Charbonnier (1910)
“ Mourront dans le malheur par le sort enchainés, Malgré tous les efforts de l'humaine nature. Des hommes, des vieillards, des enfants et des femmes Cheminent moribonds dans ce terrestre enfer, Torturés dans leurs corps, torturés dans leurs âmes, Retenus par la vie à la poigne de fer. ”
Just-Jean-Étienne Roy, L'enfant de troupe : souvenirs écrits sous la dictée d'un vieil invalide (1858)
“ Avant tout aux mortels prescrit de se venger, L'un l'autre au moindre affront les force a s'égorger, Et dans leur àme, en vain de remords combattue, Trace en lettres de sang ces deux mots : meurs ou tue. ”
