Gabrielle Réval,
La cruche cassée
(1904)
“ Antoine, très pâle, est devant lui son chapeau à la main. Il salue le capitaine et bredouille quelques mots, Le père silencieux lui fait signe d'entrer et, derrière lui, ferme la porte, puis la fenêtre. Personne ne doit les entendre. Antoine suit, dans la pénombre, les gestes lents de son hôte ; il espérait qu'Aline elle-même viendrait lui ouvrir, et d'un mot lui expliquerait le motif de son refus. Alors il défendrait son espoir, il saurait la convraincre. Qu'est-ce qui pouvait les séparer ? le souvenir d'un mort ! Non la vie et l'amour sont plus forts quela mort. ”

