Résumé

Krystyn Ostrowski Théâtre complet de Christien Ostrowski… (1862)

Que ne vas-tu prier Tokoly-le-Magyar D'invoquer pour arbitre entre vous et César, Mon roi, Jean Sobieski!.
SÉLIM.
Sobieski pour arbitre Entre César et nous ? Dans quel but? à quel titre ?.
Vois cet écrit signé de sa main !.
YAKOUB, lisant.
Se peut-il !
Huit cents arrêts de mort! une liste d'exil !.
SÉLIM.
Je viens de la saisir sur son char de victoire.
Voilà comme il pardonne, et voilà son histoire!
Connais-tu bien cet homme inflexible et cruel ?
Sais-tu que la clémence est une fleur du ciel Qui ne s'épanouit que dans le cœur des braves ?
Lui, juste? lui, clément?
Source : Gallica

Krystyn Ostrowski Théâtre complet de Christien Ostrowski… (1862)

JUDAS.
Non!.
MADELEINE.
Réprouvé, va-t'en ! je ne puis rien pour toi !
JUDAS.
Non!. prends garde, Marie. Oh! j'ai bien vu d'avance Que tu me chasserais, moi, ton ami d'enfance !.
Et pourtant, autrefois, folle de tes appas, Souvent tu t'es donnée à qui ne t'aimait pas, Par dédain, par caprice. et moi, moi qui t'adore Comme le jour, la vie. oh! cent fois plus encore !.
Quoi, rien? pas un regard!. Madeleine pour eux, Pour moi seul, une sainte?. Ils seraient trop heureux !
MADELEINE, sous la croix.
Sacrilège !. et pourtant, une mère mortelle
T'a porté dans ses flancs, fils ingrat !.
Source : Gallica

Krystyn Ostrowski Théâtre complet de Christien Ostrowski… (1862)

Oui, je t'aime, bien plus qu'on n'a jamais aimé!
Je t'aime avec remords et désespoir ; je t'aime Plus qu'une mère : autant que je me hais moi-même !
AZAEL.
Dieu vengeur ! pour quel crime ai-je donc mérité Cet aveu sacrilége et l'amour d'Astarté ?
ASTARTÉ.
Ah! la seconde flamme est morte !. Cœur barbare, L'éternité, bientôt, pour jamais nous sépare ; Laisse-moi seulement dans ton âme épancher Cette ardeur, que longtemps j'ai voulu te cacher.
Hélas ! si tu savais quelle fut ma souffrance, Toi, plus doux qu'aux mourants l'ange de l'espérance, De te voir parmi nous habiter ce séjour !
Source : Gallica

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