Sobieski

Définition et enjeux

Jean-Baptiste Berger,  La gloire de l'Europe chrétienne (1854)

“ Chaque jour montrait de nouvelles ruines. Sobieski ramenait ses troupes victorieuses au pied des Carpates, montagnes qui séparent la Pologne de la Moldavie, de la Transylvanie et de la Hongrie. Si, dans ce moment, il eût tenté de se faire proclamer roi, il y eût peut-être réussi. Il ne s'occupa que des Turcs, il projetait de les attaquer où il le pourrait, avec le moins de désavantage. ”
Source : Gallica

Jean-Baptiste Berger,  La gloire de l'Europe chrétienne (1861)

“ Il restait deux ennemis à la Pologne : les Moscovites et les Cosaques; ceux-ci plus acharnés, parce que le ressentiment d'une grande injure est un aiguillon plus vif que l'envie des conquêtes. La république avait pour auxiliaires les Tartares de Crimée. Ce secours dont on pouvait tirer un grand avantage, on le devait principalement au zèle de Sobieski. Il avait vécu parmi eux comme otage. Un otage, dans le sein d'une nation barbare, s'il n'est qu'un homme ordinaire, ne pense qu'au moment qui l'en tirera, pour le rendre à ses foyers. Sobieski s'occupait des intérêts de sa patrie. ”
Source : Gallica

Jean-Baptiste Berger,  La gloire de l'Europe chrétienne (1867)

“ Ce butin intéressait Sobieski encore plus que lui. C'était les dépouilles de la Pologne. Je ne parle ni des fourrures, ni de l'argent, ni de l'or; mais des animaux qui font la guerre et de ceux qui labourent les terres ; mais de trente mille esclaves de tout âge , de tout sexe et de tout état, cultivateurs pour la plupart. Le kan fuyait toujours. Sobieski ne le perdait pas de vue; et, plus expérimenté que lui, il attendait le moment de le combattre avec avantage. C'est ce qui arriva près de Kalusse, aux pieds des monts Carpates, dans une gorge où l'ennemi ne pouvait pas se développer. ”
Source : Gallica

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