Résumé

Portrait de Pigault-Lebrun Pigault-Lebrun Métusko, ou Les Polonais ; par Pigault-Lebrun… (1800)

La mission était honorable sans doute ; mais Sobieski avait laissé à Blonie plus que sa gloire , plus que sa vie. Avant de voler à de nouveaux exploits, il brûlait de recueillir le prix le plus doux de ses premiers faits d'armes, un sourire, un mot flatteur de Polinska. L'intérêt de sa patrie l'emporta sur les plus chers sentimens de son cœur.
D'ailleurs, comment dérober à la gloire des momens qui n'apparte naient pas à l'amour ? Métusko ne savait que combattre, vaincre, il
n'avait jamais aimé, et on ne compatit pas aux peines qu'on ignore.
Source : Gallica

Portrait de Pigault-Lebrun Pigault-Lebrun Métusko, ou Les Polonais ; par Pigault-Lebrun… (1800)

Métusko reçut Polinski comme un homme doublement respectable par son âge et ses anciens exploits. Polinska encouragée par cet accueil flatteur , allait parler de.
celui pour qui seul elle respire : Métusko la regarde ; son œil enflammé ne peut se détacher d'elle;
Polinska rougit, baisse la vue, et le nom chéri expire sur ses lèvres.
Le fier Polonais avait passé sa vie dans les camps , et jusqu'alors il avait considéré l'amour comme une faiblesse indigne d'un grand cœur. Il conservait à quarante ans les forces de sa première jeunesse, et jamais il n'avait souri à la beauté.
Source : Gallica

Portrait de Pigault-Lebrun Pigault-Lebrun Métusko, ou Les Polonais ; par Pigault-Lebrun… (1800)

Uniquement occupé d'une passion naissante , mais déjà dans sa force, parce qu'elle était le premier tribut d'un cœur neuf, Métusko ne s'aperçut que de l'absence de Polinska : il se dérobe aux hommages dont on le comblait ; il cherche, il trouve l'appartement de la jeune palatine. Il ne connaît pas ces tournures délicates qui font quelquefois sourire l'innocence ; il annonce ses feux avec cette clarté, cette concision, cette énergie qui
forcent une réponse positive.
Source : Gallica

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