Jean Desmarets,
Clovis ou la France chrétienne
“ Mais à peine Arismond void que le bois les cache, Que son œil furieux sur Aurele s’attache. Ah ! Dit-il, tu mourras, pour m’avoir fait blesmir, Faux epoux d’Agilane, et meurtrier de Ramir. Elle m’estoit promise ; et je donnay la vie A son genereux frere à qui tu l’as ravie. Son bras en mesme temps luy fait sentir ses coups. Aurele est tout surpris de cet ardent courroux. Il void d’un cœur rassis le sueve dans la rage. Mais le danger pressant réveille son courage. Le prince attaint son bras : il l’attaint dans le flanc : Et leurs armes desja sont taintes de leur sang. ”
