Guillaume Colletet, Mignardises amoureuses de l'admirée (1868)
“ Si ton pouvoir qui mon ame domine, Est mon àppuy, et le seul fondement Dessus lequel mon amour fermement Se soustenant, autre-part ne s'incline ; Si de ta main celestement divine Tu me distrais du sentier de tourment, Si mon espoir, si mon contentement En mon vouloir (mon seul but) se termine ; Si je ne peux rien faire ou desirer, Ou au plus haut de l'Amour aspirer Si premier n'est permis de toy, Madame; Donques pourquoy tous les jours permets-tu Que mon amour je chante, et ta vertu, Si tu ne croys en l'ardeur qui m'enflame ? ”
