Octave Uzanne,
Son altesse la femme
“ Dans la société, parmi les soupers et les parties fines, elle éprouvoit comme une désespérance de fille d’amour ; elle sentoit qu’on cherchoit en elle le hochet, non la femme ; qu’on lui parloit le langage du libertinage, non celui de la passion, et la lassitude de cette vie automatique de poupée et de porte-manteau des modes la saisissoit au cœur et l’épeuroit. Le refuge, c’eût été le foyer, l’intimité, la famille ; mais les gens de bon ton ignoroient ces mœurs bourgeoises et couroient en papillons affolés à la recherche de sensations fuyantes, muguettant partout, ne s’arrêtant jamais. ”
