“ La Sérénade de Uhlandà mademoiselle florentine augier — Quel son résonne à mon côté ?... Le vent m’apporte par saccade Une mystérieuse aubade Dont rien n’égale la beauté. — J’écoute en vain..., nul n’a chanté. ”
Aubade
Définition et enjeux
Citations sur “aubade”
Jésuites et imprimeurs de Trévoux, Dictionnaire de Trévoux/6e édition…
“ Aubade, se dit figurément, à contre-sens, d’une insulte, ou affront qu’on fait à quelqu’un. Injuria, contumelia. Quand des Sergens viennent exécuter dans une maison, c’est une étrange aubade pour le maître. ”
Jean-Jacques Audubon,
Scènes de la nature dans les États-Unis et le Nord de l’Amérique
“ Mais la nuit tombait ; il nous fallut rentrer dans notre maison flottante, d’où nous eûmes au moins la satisfaction d’envoyer des aubades répétées aux paisibles habitants du village. Dès l’aurore, j’étais sur le pont, admirant le spectacle d’activité et d’industrie que j’avais devant les yeux. Le port était déjà rempli de bateaux pêcheurs employés à prendre des maquereaux, dont nous fîmes provision. Des signes de culture s’observaient aux pentes des montagnes, qui par endroits se couvraient d’assez beaux arbres ”
Armand Silvestre,
Les Renaissances/Lemerre, 1870
“ Comme un fleuve lacté, la lumière s’épanche Sur les coteaux légers que baigne son flot clair : — L’Aube sur les coteaux traîne sa robe blanche. Les grands arbres, sentant les oiseaux éveillés, Chuchotent dans la brise errante où s’évapore L’âme des derniers lis par la nuit effeuillés : — L’Aube sur la forêt pose son pied sonore. Sur l’herbe drue où court l’insecte familier Une gaze de longs fils d’argent s’est posée, Et la bruyère aiguë est pleine de rosée : — L’Aube sur les gazons égrène son collier. ”
Auguste Lacaussade,
Poèmes et Paysages
“ L’aube se lève, un air transparent nous inonde ; Pour aimer et bénir tout semble s’éveiller ! Sous un ciel aussi pur qu’il est doux d’être au monde ! Chantons, ô bengali ! chantons pour oublier ! L’AUBE C’était l’heure où jadis mon enfance inspirée, Comme la blonde abeille, heureuse de trouver Dans l’air plein de soleil la liberté dorée, Courait pour voir le jour sur les mers se lever. Sur les flots miroitants la lumière ruisselle ; L’éther s’ouvre et blanchit sous l’astre radieux. Du pêcheur matinal la berçante nacelle Passe, et rapide au loin se perd au bord des cieux. ”
Leconte de Lisle,
Poèmes antiques
“ L’Aube divine baigne au loin l’horizon clair ; L’alouette sonore et joyeuse, dans l’air, D’un coup d’aile s’envole au sifflement des merles ; Les lièvres, dans le creux des verts sillons tapis, D’un bond inattendu remuant les épis, Font pleuvoir la rosée en perles. Sous le ciel jeune et frais, qui rayonne le mieux, De la Sicilienne au doux rire, aux longs yeux, Ou de l’Aube qui sort de l’écume marine ? Qui le dira ? Qui sait, ô lumière, ô beauté, Si vous ne tombez pas du même astre enchanté Par qui tout aime et s’illumine ? ”
Mlle de Sasserno, Femmes-Poëtes de la France
“ Je cours après l’abeille errant de branche en branche, Je m’arrête au bord d’un ruisseau ; Et je pare mon front de l’aubépine blanche Dont l’odorant buisson se balance sur l’eau. De roses et lilas je tresse une couronne Que j’effeuille en chantant tout bas ; Et les oiseaux du ciel des grains que je moissonne Viennent se disputer le rustique repas. Oh ! que la vie est belle ! ”
Alfred Le Roux,
Édouard Aubert, par Alfred Leroux…
(1843)
“ Purifié par la douleur, retrempé par le courage, j'allai vers la fenêtre et l'ouvris doucement. Je te l'ai dit, on était au printemps : les lilas, l'aubépine fleurissaient dans le silence et la rosée du matin ; il faisait ce premier jour qui précède la venue du soleil et tient un peu du clair de lune. La nature semblait frappée encore de l'immobilité de la nuit ; aucun souffle ne courbait l'herbe de la prairie ; la cime blanche des arbres demeurait sans mouvement; aucun oiseau ne traversait l'espace; dans le bas du ciel, on apercevait une teinte dorée qui annonçait la venue d'un beau jour. ”
“ Un air vif, venant des glaciers, entrait aussi à pleine fenêtre, amenant avec lui l’odeur forte des sapins d’alentour, en même temps que le parfum léger de l’aubépine qui fleurissait les haies du chemin. Déjà tout vivait et se réjouissait au dehors. De grands oiseaux planaient au-dessus de la vallée. Un bruissement clair venait de la forêt voisine, et, dans le jardin qui faisait face, tous les arbres fruitiers étalaient leurs jeunes pousses au soleil. Brusquement un bruit de pas attira l’attention de la fillette. Quelqu’un, certainement, montait le rude sentier venant de la route. ”
Marguerite Audoux,
Douce Lumière
“ Et si la vieille maison reste grise et triste sous les rayons du frais soleil, le verger brille, embaume et jette au vent les mille et une fleurettes qui se séparent, comme à regret, des fruits naissants. La fillette court pieds nus, tête nue, bras nus, n’ayant pour tout vêtement qu’une souquenille de grosse toile toute rongée par le bas, et dont les accrocs mal recousus menacent de s’ouvrir, au moindre effort. Elle court le long de la haie d’aubépine taillée à hauteur d’homme et aussi impénétrable qu’un gros mur. ”
“ Une aubépine, penchée à la berge, se mire, rose ou blanche, et jette son parfum sur le fleuve. De grosses racines tordues comme des serpents sortent de terre, y rentrent, se croisent, se mêlent, et plongent dans la rivière. De leurs bras enlacés un énorme rat sort, et court vivement, disparaît sous un tronc, puis reparaît, fuyant devant nous. Un martin-pêcheur passe comme un éclair bleu dans un rayon de soleil, et file de son vol rapide et droit, jusqu’au prochain tournant du fleuve. Les culs-blancs, poussant leur cri, se sauvent d’une berge à l’autre en rasant la surface de l’eau. ”
Leconte de Lisle,
Poèmes antiques
“ Ruissellent, clairs et gais, sur la mousse et le thym ; Ils chantent au milieu des buissons d’aubépines Avec le vent rieur et l’oiseau du matin. Les gazons sont tout pleins de voix harmonieuses, L’aube fait un tapis de perles aux sentiers, Et l’abeille, quittant les prochaines yeuses, Suspend son aile d’or aux pâles églantiers. Sous les saules ployants la vache lente et belle Paît dans l’herbe abondante au bord des tièdes eaux : La joug n’a point encor courbé son cou rebelle ”
“ Et seul encor et le coeur triste je m'endors. L'AUBÉPINE L'aubépine est fleurie dans la haie Et l'oseille sauvage dans l'herbe; Galant imberbe plait Mieux que mari acerbe; L'aubépine est fleurie dans la haie. La belle, voulez-vous ce bouquet, La belle, voulez-vous ce baiser? Penchez-vous un peu plus à votre croisée: Au coin de la rue vient le beau freluquet Dont votre tête rose est toute grisée. Votre vieux mari est dans la cour, qui pisse, En bonnet de coton et gros sabots de hêtre ”
Armand Silvestre,
Les Cas difficiles. 6e édition
(1886)
“ Les premiers frissons de l' aube dans le ciel clair ; d' une aube toute blanche et dont la clarté descendait des monts comme un fleuve de lait d' immenses mamelles ; d' une aube printanière saluée par d' innombrables chants d' oiseaux ; d' une aube enchantée de toutes les splendeurs troublantes du réveil . Moulu de coups , Euripide , n' ayant rien d' ailleurs trouvé que la preuve des vertus de la province et celle de la perfidie de Céleste , reprit cahin-caha le chemin de la pharmacie , insensible aux caresses de l' aurore noyant de carmin les lignes encore indécises de l' horizon . ”
Eugène Noël,
La Vie des fleurs
(1859)
“ L'AUBÉPINE. — LE HOUX. Gardons-nous cependant de n'appeler utile que ce qui l'est pour nous, et de n'appeler beau que ce qui charme nos yeux. Il est d'autres êtres qui ont d'autres goûts et d'autres besoins que les nôtres. Le petit fruit de l'aubépine, par exemple, n'a pour nous aucune utilité; mais il est, en hiver, la ressource de tout un monde d'oiseaux. ”
Michel Auvray, Contes d'automne (1865)
“ Le merle sifflait dans les buissons sans verdure, et paraissait s'irriter de la lenteur avec laquelle l'aubépine déplissait ses pétales neigeux. Les muguets, les primevères, les paquerettes ornaient la pelouse, les petits ruisseaux coulaient gaiement entre leurs rives tapissées de cresson, et la source oubliée tombait, avec un doux murmure, dans le bassin autour duquel se miraient les pervenches. Tout s'épanouissait à ce riant soleil, qui ramenait avec lui la sève et la vie. Georges s'assit sur la lisière du parc, en s'abritant de son mieux derrière un épais fourré. ”
Taxile Delord,
Les fleurs animées. [Suivi de Botanique des dames et Horticulture des dames…
(1847)
“ Son coeur battait, son front était brûlant, un feu étrange brillait dans ses yeux. Voyant qu'il appelait en vain le sommeil, il se leva et descendit dans la bibliothèque, pensant que la vue de ses fleurs le calmerait. Il entra donc et s'approcha d'une aubépine. Comme il s'inclinait pour aspirer son parfum, il lui sembla entendre une voix douce qui s'élevait du fond de la blanche corolle. – Respire mon haleine, ami ; une seule de mes branches. cachée au milieu des haies, suffit pour embaumer les environs ; je suis la fleur des premiers printemps, je suis l'espérance ! – Jacobus ! Jacobus ! ”
Marguerite Audoux,
Valserine et autres nouvelles
“ Maintenant tu dors, petite abeille. Tes fines pattes sont agrippées au bois, mais ton corps est si lourd qu’il penche de côté et tu fais penser à un pauvre homme sans gîte, qui a erré toute la nuit, et qui s’est endormi au matin sur un banc. ”
Paul Verlaine,
Œuvres complètes de Paul Verlaine…
“ En haut de la route, près d’un bois de lauriers, je l’ai entourée avec ses voiles amassés, et j’ai senti un peu son immense corps. L’aube et l’enfant tombèrent au bas du bois. Au réveil il était midi. AUBE C’est le repos éclairé, ni fièvre ni langueur, sur le lit ou sur le pré. C’est l’ami ni ardent ni faible. L’ami. ”
Prosper Baur, Légendes et souvenirs de l'Alsace… (1881)
“ Les amandiers blancs secouent leur neige de fleurs , les pêchers deviennent roses comme de jeunes filles timides et embaument l' air de leur léger parfum d' amertume , l' aubépine ouvre dans les buissons ses petites étoiles d' argent , et la violette , clignant ses yeux bleus entre deux brins d' herbe , se hausse sur sa tige pour aspirer un rayon de soleil . ”
Arsène Houssaye,
Mademoiselle Cléopâtre : histoire parisienne…
(1864)
“ MADEMOISELLE CLEOPATRE. Près de l'aubépine qui pousse, Qui pousse, pousse et fleurira. Elle rêvait que d'aventure Elle était biche et que les loups La poursuivaient sous la ramure : Elle était sens dessus dessous. Le second sur le lit de mousse Cueillit à son sein qu'il baisa, Cueillit l'aubépine qui pousse, Qui pousse, pousse et la piqua. Le troisième, genou-z-en terre, Tout doucement la réveilla. Que lui dit-il ? C'est un mystère, L'écho du bois ne le dira! ”
Henry David Thoreau,
Walden ou la Vie dans les bois
(1854)
“ Des souches vieilles de trente ou quarante ans au moins, auront encore le cœur sain, alors que l’aubier aura passé à l’état de terre végétale, comme on le voit aux écailles de l’écorce épaisse qui forme un anneau à ras de terre, distant de quatre ou cinq pouces du cœur. Avec la hache et la pelle vous explorez cette mine, et suivez la réserve de moelle, jaune comme de la graisse de bœuf, ou comme si vous étiez tombé sur une veine d’or, enfoncée dans la terre. ”
B. de Buxy, La Demoiselle au Bois Dormant
“ Car, bien entendu, le jardin était plein de mystères pour Auberte. Dans ces massifs, sous l'entrelacement de ses branches, passaient des ombres que le commun des mortels appelait des écureuils ou des hérissons, des couleuvres ou des oiseaux. Auberte savait à quoi s'en tenir.Qui alors récoltait les fruits tombés dans l'herbe épaisse? qui est-ce qui cueillait les grandes fleurs épanouies à foison et qui, vues de loin, dans la pénombre verte des feuillages ou sous un embrasement de soleil, prenaient des formes et des splendeurs inconnues? ”
Jean-Jacques Audubon,
Scènes de la nature dans les États-Unis et le Nord de l’Amérique
“ L’industrieuse abeille repose en l’attendant, et les oiseaux dorment dans les buissons et sur les arbres ; la mer, à la surface unie, vient briser mollement sur le rivage ; le firmament est d’un si beau bleu, qu’en le regardant on se croirait véritablement tout près du ciel ; la lune va bientôt disparaître dans l’occident lointain, et la rosée distillant de chaque feuille, de chaque bouton et de chaque fleur, fait s’incliner sous son poids les lames effilées des herbes. ”
“ En brises de senteurs par l’unique fenêtre. Les ombres de la nuit s’effacent dans le ciel, Les bois et les côteaux sont couverts de rosée, Le papillon volage et l’abeille empressée Visitent l’aubépine et dérobent son miel. ”
Ernest Capendu, Le Joug de l'aigle, roman historique… (1867)
“ Après Barcelonnette, la rivière se divise, et la vallée se bifurque et se transforme en deux défilés resserrés, que sépare une chaîne plate de rochers et arrosés l'un par l'Ubaye et l'autre par l'Ubayette. Les rivières s'encaissent et les sentiers montent : la sauvagerie a reparu. Bientôt l'Ubaye et l'Ubayette, un moment tranquilles et d'allure placide, reprennent les apparences rageuses du torrent.. Les pâturages deviennent rares... La route ; monte toujours, caries deux défilés se cotoyent et suivent la même direction. La végétation devient rabougrie... Le sapin et le mélèze croissent seuls. ”
George Sand,
Chants d'un montagnard
(1869)
“ Sur l'aubépine en fleur voltigeait l'éphémère, Tellus aux chauds baisers d'avril, lascif vaurien, Se ranimait ; ô Pan ! quelle ironie amère Dans ta sérénité !... l'homme ne t'est donc rien? SPLEEN. — CHANT II 133 Vois donc ce patient sur un lit de torture : Pendant que souffle à souffle il se sent dépérir, L'aube à sa vitre met sa joyeuse dorure ; Il parle,... ô Pan ! écoute : il répugne à mourir. ”
Louisa Siefert,
L’Année républicaine
“ Les abeilles cherchant l’aubépine en boutons ; Dans un coin un enfant gardant quatre moutons, Jasant tout bas avec la source murmurante ; Partout le sourd travail des séves, les émois Des générations s’éveillant à la vie ”
Eugène Le Roy,
L’Année rustique en Périgord
(1903-1904)
“ Dans l’aube embrumée du matin, tandis que les coqs des métairies sonnent la diane champêtre du jour qui va naître, une forme indécise s’entrevoit au milieu des prés mûrs. Est-ce un homme, un saule ou « aubar », comme nous disons, un animal ? ”
Paul Alexis,
Émile Zola. Notes d’un ami
“ Foulant d’un pas rêveur le genièvre et le thym, Ou soit que, préférant l’herbe du pré voisin, Je suive un long sentier que borde l’aubépine, De sentir sous mes pas frissonner ta poitrine, Comme un sein maternel tremble d’un long frisson Au baiser altéré du jeune nourrisson. ”
Ovide,
Les Métamorphoses, traduction Gros
“ MÉTAMORPHOSES . fond silencede la nuit, elle erre sans compagne. Hommes, oiseaux, bêtes sauvages, tout est plongé dans le sommeil. L’aubépine est muette ; nulle feuillene s’agite ; le silence règne dans les humides plaines de l’air. Les étoiles brillent seules. ”
Léon Duvauchel, Poésies de Léon Duvauchel, 1869-1902 (1905)
“ Les cache avec les autres nids, Sous la chênaie et la hêtrée, Ou dans les grands prés dégarnis. Rien qu'une aubépine touffue Peut les voiler à nos regards; Aux tournants on les perd de vue Dans la verdure et les brouillards. ”
Jules Gustave Prat,
Tealdo
(1879)
“ S'élançant fièrement du creux des vieilles roches moussues, les touffes vigoureuses du sombre genêt développent déjà, le long de leurs tiges flexibles, leurs chapelets innombrables de capsules élégantes, d'un jaune éclatant comme l'or; et les buissons serrés d'aubépine, penchés au bord des mystérieux sentiers, se parent de leurs frais et gracieux bouquets, chargés d'une neige doucement odorante. ”
Th. Aube, Revue des Deux Mondes
“ À chaque instant, les obusiers se heurtaient contre les racines des arbres, et les branches cachées dans l’ombre nous fouettaient la figure. Ce fut avec un sentiment de profonde satisfaction que nous vîmes poindre les premiers rayons de l’aube. ”
Louis-François-Hilarion Audibert, Histoire et roman
“ Ô qu’elle est ravissante cette jeune Amadia ! Le ciel est bien doux, la présence d’Amadia a bien plus de douceur encore. Un sourire enjoué, une taille élancée, un sein à peine caché sous une gaze plus transparente que la poussière des cascades, tout lui sied, tout lui fait parure, et la soie de sa tunique et la pourpre d’un voile ondoyant sur son front d’ivoire ”
Émile Darcey, La Chasse aux aventures, par Émile Darcey (1875)
“ Audubon, le célèbre naturaliste américain , prétend que le moqueur s'élève quelquefois dans les airs avec la rapidité d'une flèche, comme s'il courait après son âme, qu'il aurait laissé échapper avec son chant. ”
Michel Abadie, L’Angelus des sentes (1901)
“ Et nous chantons avec les nids qui nous adorent, Et nous faisons, aux lueurs douces de leurs cris, Scintiller, dans les coeurs humains, des voix d'aurore. Dans nos fleurs nous baignons les pieds nus d'Eucharis. Sanglant, sur nous, le ciel, tel un beau songe, tombe ! Mais l'aube attendrissante enrubanne les houx Afin que les enfants foulent nos gazons roux Et que le bois embaume un printemps de colombes! ”
