Michel Abadie, L’Angelus des sentes
“ Puisque l’ample forêt chantant l’hymne des terres De ses lèvres de lys a baisé mes doux yeux, Et qu’aussi la Beauté dévore, aux vents des cieux, Mon cœur, comme le tien, de rayons solitaires ; Puisqu’aux neuves lueurs d’un printemps éolien Mon cœur s’étoila d’aube et de sonnantes grâces, Qu’importe qu’on m’ait dit : « Tu n’es pas de sa race Et tous tes chants ne sont qu’un pâle écho des siens ! » Puisque le rêve emplit mes yeux aimants, qu’importe Que ton âme héroïque ait renié mon nom : Les fleurs ont salué le rêve que je porte Et Pan sacra ma voix de champêtres renoms. ”
