Résumé

Auguste Bertout Fleurs cueillies sur l'éternel chemin… (1898)

Ce songe, entre tous si vante', La nuit, a-t-il rempli ton âme Et brûlé, des feux de l'amour, Ton coeur, ce chaos insondable; Et seule, alors que vint le jour, Es-tu restée inconsolable?
Ton coeur est l'insensible roc Que l'homme vainement attaque, C'est pierre dure qui, du choc, Jamais ne conserve la marque; Cependant, au fort d'une nuit Chaude autant que nuit des tropiques, Quand les ténèbres sont sans bruit, Tu fais des rêves angéliques.
Ces rêves, d'amour azurés, Faisant battre ton coeur trop vite, Crispant tes nerfs exaspérés Par l'inutile et folle invite
Sur l'éternel chemin.
Source : Gallica

Auguste Bertout Fleurs cueillies sur l'éternel chemin… (1898)

Au feu ! c'est l'incendie ; et, perdant tout sang-froid, Chacun, pour se sauver, court vers l'huis trop étroit Cependant que le toit, tout enflammé, s'écroule.
Que de corps sont couchés sous ses débris brûlants! Que d'effroyables cris, poussés par la souffrance, S'élancent vers le ciel, implorant sa clémence! Combien font, pour sortir, des efforts violents !
Des agents, des passants, des gens du voisinage, Tous braves au coeur d'or, accourent au plus tôt Pour sauver les blessés et, disons-le bien haut, Si le danger est grand, plus grand est leur courage!
Source : Gallica

Auguste Bertout Fleurs cueillies sur l'éternel chemin… (1898)

Combien de jours encor cachera-t-il sa face? Sur le calendrier, quand vient la nuit, j'efface Le quantième du mois sans y manquer jamais, Le lendemain le temps est tout aussi mauvais.
Où me mènent, hélas ! mes cris et ma prière? L'automne est là, l'hiver suit avec sa glacière. Qu'il vienne et passe vite et nous aurons l'espoir Que le soleil chez nous viendra se faire voir !
Quand on n'espère plus et que le coeur se gèle, Alors que la douleur revient par trop cruelle, Elle fuit au plus vite aux rayons du soleil, Et notre front pâli se colore en vermeil.
Source : Gallica

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