Résumé

Odes et stances, poésies lyriques… (1891)

Où les feux du soleil pèsent comme un fardeau.
Josué leur a dit : « Nous avons vu la terre Où la voix du Seigneur éveilla notre Père Lorsqu'il l'eut façonné de sa divine main, C'est là ce paradis, premier séjour de l'homme! L'Eternel apaisé nous rend notre royaume, Encore quelques pas, nous le verrons demain!
« Là-bas est un trésor de richesse et de vie! Là-bas, le sol est vierge, et la terre ravie, Comme une jeune mère ouvre son sein joyeux! Israël, loin de toi les angoisses cruelles; Colle ta lèvre ardente à ses fortes mamelles Et puise dans son coeur le secret d'être heureux! »
Source : Gallica

Odes et stances, poésies lyriques… (1891)

L'amour, la jeunesse et la gloire Ne s'y peuvent désaltérer.
Sur mon flot écumant j'emporte Tout ce que le siècle m'apporte Et ce fardeau me charge peu ; Sur mon flot écumant j'emporte Le bien et le mal jusqu'à Dieu !
20 décembre 1879.
OSCULA LIBANS
Oh! je faisais un rêve étrange!... Il le faudrait dire à genoux !... Car jamais rêve d'homme ou d'ange Jamais songe ne fut plus doux. Entre le sommeil et la veille Enivré de cette merveille, Sans comprendre, je jouissais... Si mon âme avait des paroles !... Mais les mots sont de vains symboles Où tout le coeur n'entre jamais.
Source : Gallica

Odes et stances, poésies lyriques… (1891)

Le vent bercera les moissons.
Ainsi, longtemps en nous, la pensée est esclave, Mais un jour le granit se fond, il devient lave,
Et brûlant, s'échappe au dehors ; Ainsi, sombre et muet, le penseur sent la flamme Qui, chaque jour plus vive, illumine son âme,
Monte, redouble ses efforts ;
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ainsi jaillit enfin la lave du génie : Tempête, feu, torrent, force presque infinie,
Volcan qui soulève le front ; Mais ce flot embrasé qui s'épand sur le inonde Le ravive, et du sol que son ardeur féconde,
Les fleurs et les fruits sortiront.
Source : Gallica

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