Victor de Laprade,
Revue des Deux Mondes
“ Avec moi, cheminez en foule Et chantez, peuple industrieux ; Dieu vous dit dans mon flot qui coule : Travaillez et soyez joyeux.LE POÈTE Pauvre cœur dupe, hélas ! de ta propre imposture, Tu n’entends que toi-même à travers la nature ! L’esprit qui t’a parlé de joie et d’avenir T’a promis, ô pasteur, ce qu’il ne peut tenir. Ainsi, pour t’affranchir de l’ennui qui me ronge, O folle humanité, tu n’as que le mensonge ! Je trouve ta gaîté plus triste que mes pleurs, Et mon front ne veut pas de ces trompeuses fleurs. ”
