Résumé

Élie Cabrol Hoël. Léa, Edmée, les Enfants, avec trois héliogravures d'après les dessins de d'Hurcelles (1900)

Il parle à haute voix, l'espoir en son oeil brille.
« Hourra, brave Djérid, dévore le chemin,
» Elle attend mon retour !... » Et flattant de la main
Son cou nerveux : « Encor cette colline, au faîte
« Vois-tu luire le toit? Là, le repos, la fête
» Et l'amour pour mon coeur. D'un timide regard,
» On nous guette, te dis-je, on compte le retard... »
— Ah! c'est qu'il est heureux, qu'il est aimé!... qu'il aime!... Et que Léa !... Seize ans, — félicité suprême ! — N'ont jamais couronné de front plus radieux... Elle est blonde, et l'azur du ciel rit dans ses yeux!
Où sommes-nous ici, Djérid?
Source : Gallica

Élie Cabrol Hoël. Léa, Edmée, les Enfants, avec trois héliogravures d'après les dessins de d'Hurcelles (1900)

LÉA 17
De quelque déité sylvestre ?... C'est son pas !... Que sur eux maintenant tout soit ombre et mystère !
Comme le coeur bondit aux premiers rendez-vous ! Amoureuses d'antan vous en souvenez-vous ?... Oh ! les doux entretiens où tout est pure joie : La fleur que l'on dérobe au corsage de soie, Un baiser désiré, la main serrant la main, Les serments échangés, l'ombre sur le chemin, Un souffle, un mot, un cri, la brise qu'on respire Et les larmes parfois si voisines du rire !...
La nuit s'est écoulée et le coq matinal Chante au lever du jour. Alors à ce signal Hoël lui dit : «Je pars. »
Source : Gallica

Élie Cabrol Hoël. Léa, Edmée, les Enfants, avec trois héliogravures d'après les dessins de d'Hurcelles (1900)

Des aïeux de Léa c'est l'opulent domaine, Et son père, Laërte, y règne en souverain ; Du sommet de la tour qui domine la plaine L'oeil en perd la limite à l'horizon lointain.
Laërte porte au front l'orgueil de sa naissance, Tous ses nombreux enfants rangés autour de lui, Devant ses volontés s'inclinent en silence, Et sont de sa vieillesse et l'honneur et l'appui.
Tout dans cette maison sévère garde encore Le culte du passé, les coutumes et l'air D'une époque envolée et que notre âge ignore. Les meubles y sont vieux, et le valet qui sert Naît et meurt sous ce toit, il est de la famille.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature