Anna de Noailles,
Les Forces éternelles
“ Deux êtres luttent dans mon cœur, C’est la bacchante avec la nonne, L’une est simplement toute bonne, L’autre, ivre de vie et de pleurs. La sage nonne est calme, et presque Heureuse par ingénuité. Nul n’a mieux respiré l’été ; Mais la bacchante est romanesque, Romanesque, avide, les yeux Emplis d’un sanguinaire orage. Son clair ouragan se propage Comme un désir contagieux ! La nonne est robuste, et dépense Son âme d’un air vif et gai. La païenne, au corps fatigué, Joint la faiblesse à la puissance. Cette Ménade des forêts, Pleine de regrets et d’envies, A failli mourir de la vie, ”
