Pierre l’Arétin,
L'oeuvre du Divin-Aretin
“ Ci commence la première Journée des capricieux Ragionamenti de l’Arétin, dans laquelle la Nanna, à Rome, sous un figuier, raconte à l’Antonia la vie des Nonnes [1] . Antonia. — Qu’as-tu, Nanna ? Te semble-t-il qu’un visage comme le tien, assombri de pensées, convienne à quelqu’un qui gouverne le monde ? Nanna. — Le monde ! Antonia. — Oui, le monde ! C’est à moi de demeurer pensive, qui, le mal français excepté, ne trouve plus même un chien qui aboie après moi, qui suis pauvre et orgueilleuse, et qui, si je disais vicieuse, ne pécherais pas contre L’Esprit-Saint. ”
