Johann Wolfgang von Goethe

Johann Wolfgang von Goethe

Résumé

Portrait de Johann Wolfgang von Goethe Johann Wolfgang von Goethe Théâtre de Goethe

CLAVIJO.
Va dans l’enfer ! Je reste. •
LE DOMESTIQUE.
Carlos ! oh ! que je puisse le trouver !... Carlos ! Il est hors de lui. (Le domestique s’éloigne.)
CLAVuo, seul. Les. hommes sont dans l’éloignement.
Elle est morte ! Marie est morte ! Voilà les flambeaux, son triste cortége !... C’est une illusion, une vision de nuit, qui m’effraye, qui me présente un miroir, dans lequel je dois reconnaître et prévoir l’issue de mes trahisons !... Il est temps encore ! encore !... Je frémis.... je sens mon cœur frissonner et se fondre.... Non, non, tu ne dois pas mourir. Me voici ! me voici !...
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LUCIE.
Cependant vous avez aussi beaucoup moins de peine. Stella. Elle sourit et lui frappe doucement sur l’épaule.
Comment puis-je seulement sentir encore ?... Comment ces horribles instants ne m’ont-ils pas tuée ?... Il était couché devant moi, séparé de sa tige, ce bouton de fleur !... et j’étais là, pétrifiée jusqu’au fond du cœur.... sans douleur.... sans me connaître.... j’étais là !... Alors la garde prit l’enfant, le pressa contre son cœur, et s’écria soudain : « Elle vit !... » Je me jette à son cou ; baignée de larmes, je me jette sur l’enfant.... aux pieds de la garde.... Hélas !
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Permets-moi de demander quel est ton droit pour lui défendre la danse. Veux-tu donc qu’un cœur plein de ton amour ne sente aucun bonheur qu’auprès de toi ? Crois-tu que le goût de tout plaisir nous passe, dès que la tendresse remplit le cœur d’une jeune fille ? Il suftit qu’elle te donne les plus belles heures ; qu’elle se trouve mieux avec toi qu’avec tout autre ; qu’absente elle pense à toi. Aussi c’est une folie, mon ami, de l’affliger sans cesse ; elle peut aimer les jeux et la danse, et néanmoins t’aimer toujours.
ÉRIDON. (Il croise les bras et lève tes yeux au ciel.)
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