Résumé

Mathieu Marais Contes et nouvelles de La Fontaine (1863)

Aimant d'amour la chose la plus chère Que jamais femme au monde puisse avoir, Un fils unique, une unique espérance, S'en vienne au moins s'acquitter du devoir De la nature, et, pour toute allégeance, En votre sein décharge sa douleur: Vous savez bien, par votre expérience, Que c'est d'aimer; vous le savez, seigneur? Ainsi je crois trouver chez vous excuse.
— Hélas ! reprit l'amant infortuné, L'oiseau n'est plus ; vous en avez dîné.
— L'oiseau n'est plus ! dit la veuve confuse. — Non, reprit-il : plût au ciel vous avoir Servi mon coeur, et qu'il eût pris la place De ce faucon !
Source : Gallica

Mathieu Marais Contes et nouvelles de La Fontaine (1858)

Qu'eût fait Alaciel? Force n'a point de loi.
S'accommoder à tout est chose nécessaire.
Ce qu'on no voudrait pas, souvent il le faut faire,
Quand il plaît au destin que l'on en vienne lit ;
Augmenter sa souffrance est une erreur extrême :
Si, par pitié d'autrui, la belle se força,
Que ne point essayer par pitié de soi-même !
Elle se force donc, et prend en gré le tout.
Il n'est affliction dont on ne vienne à bout.
Si le corsaire eût été sage, Il eût mené l'infante en un autre rivage.
Sage en amour? Hélas! il n'en est point.
Source : Gallica

Mathieu Marais Contes et nouvelles de La Fontaine (1863)

Il ressemble à la vive et matinale alouette « qui chante encore, quoique près du tombeau. » Il s'amuse de tout, même de ses misères, même des nôtres. Sa fable est une mascarade, et ce simple déguisement des gens en bêtes égaye tout sujet, fût-il lugubre. On ne peut pas se fâcher bien sérieusement des cruautés du roi lion, quand on se le figure un sceptre entre les pattes et une couronne sur la crinière. On oublie qu'il s'agit d'hommes, et on en retire une vérité sans emporter un chagrin. C'est aussi par cette heureuse inclination qu'il a transformé les contes de Boccace.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature