Jean de La Fontaine

Jean de La Fontaine

Résumé

Portrait de Jean de La Fontaine Jean de La Fontaine Contes de La Fontaine (1861)

Il mourut du regret de cet hymen fatal :
Aux plus infortunés la tombe sert d'asile.
Il prit pour héritière, en finissant ses jours,
lole, qui mouilla de pleurs son mausolée.
Que sert-il d'être plaint quand l'ame est en volée ?
Ce satrape eût mieux fait d'oublier ses amours.
La jeune Iris à peine achevoit cette histoire;
Et ses soeurs avouoient qu'un chemin à la gloire,
C'est l'amour. On fait tout pour se voir estimé :
Est-il quelque chemin plus court pour être aimé ?
Quel charme de s'ouïr louer par une bouche
Qui,même sans s'ouvrir, nous enchante et nous touche !
Source : Gallica

Portrait de Jean de La Fontaine Jean de La Fontaine Contes de La Fontaine (1861)

Si toujours la naissance éleva son courage. Je me vois, grâce aux dieux, en des mains où je puis Garder ces sentiments, malgré tous mes ennuis; Je puis même avouer (hélas! faut-il le dire?) Qu'un autre a sur mon coeur conservé son empire. Je chéris un amant, ou mort, ou dans les fers ; Je prétends le chérir encor dans les enfers. Pourriez-vous estimer le coeur d'une inconstante? Je ne suis déjà plus aimable ni charmante; Chloris n'a plus ces traits que l'on trouvoit si doux, Et, doublement esclave, est indigne de vous. Touché de ce discours, Damon prend congé d'elle.
Source : Gallica

Portrait de Jean de La Fontaine Jean de La Fontaine Contes de La Fontaine (1861)

Penseriez-vous que ce fût un péché Que d'y répondre? Ah! je vous crois, madame, De trop bon sens. Si j'avois le loisir, Je ferois voir par les formes ma flamme, Et vous dirois de cet ardent désir Tout le menu 1; mais que je brûle, meure, Et m'en tourmente, et me dise aux abois, Tout ce chemin que l'on fait en six mois, Il me convient le faire en un quart d'heure, Et plus encor; car ce n'est pas là tout; Froid est l'amant qui ne va jusqu'au bout, Et par sottise en si beau train demeure. Vous vous taisez !
Source : Gallica

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