Mathieu Marais

Élements biographiques

Mathieu Marais,  Contes et nouvelles de La Fontaine (1863)

“ Aimant d'amour la chose la plus chère Que jamais femme au monde puisse avoir, Un fils unique, une unique espérance, S'en vienne au moins s'acquitter du devoir De la nature, et, pour toute allégeance, En votre sein décharge sa douleur: Vous savez bien, par votre expérience, Que c'est d'aimer; vous le savez, seigneur? Ainsi je crois trouver chez vous excuse.
— Hélas ! reprit l'amant infortuné, L'oiseau n'est plus ; vous en avez dîné.
— L'oiseau n'est plus ! dit la veuve confuse. — Non, reprit-il : plût au ciel vous avoir Servi mon coeur, et qu'il eût pris la place De ce faucon !
”
Source : Gallica

Mathieu Marais,  Contes et nouvelles de La Fontaine (1863)

“ C'est parce côté et dans ce fond intime qu'il faut regarder la Fontaine. C'est par là que la vie d'un poëte vaut quelque chose. Celui-ci s'est donné sans cesse le concert que ses vers nous offrent encore. Il a erré parmi des milliers de sentiments fins, gais et tendres; son coeur lui a fourni une fête, la plus piquante, la plus gracieuse, toute nuancée de rêveries voluptueuses, de sourires malins, d'adorations fugitives. Il s'est promené à travers tous les sentiments humains, quelquefois parmi les plus nobles, d'ordinaire parmi les plus doux. ”
Source : Gallica

Mathieu Marais,  Journal et mémoires de Mathieu Marais… (1863-1868)

“ MÉDAILLES, — J'ai vu une médaille frappée pour le Roi et l'Infante, qui sont d'un côté représentés ensemble, avec ce mot dans l'exergue, Ludovici magni pronepotes, et de l'autre, un olivier embrassé par une vigne : in publica commoda crescent. Le premier mot est simple et sublime : Ce sont les petit-fils de Louis le Grand; il n'en faut pas dire davantage, et voilà le bisaïeul dans sa médaille sans y être, qui voit ses deux arrière-petits-enfants unis ensemble par le mariage accordé. C'est le cardinal Dubois qui a fait ces devises. ”
Source : Gallica

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