Mathieu Marais

Résumé

Mathieu Marais Journal et mémoires de Mathieu Marais… (1863-1868)

MÉDAILLES, — J'ai vu une médaille frappée pour le Roi et l'Infante, qui sont d'un côté représentés ensemble, avec ce mot dans l'exergue, Ludovici magni pronepotes, et de l'autre, un olivier embrassé par une vigne : in publica commoda crescent. Le premier mot est simple et sublime : Ce sont les petit-fils de Louis le Grand; il n'en faut pas dire davantage, et voilà le bisaïeul dans sa médaille sans y être, qui voit ses deux arrière-petits-enfants unis ensemble par le mariage accordé. C'est le cardinal Dubois qui a fait ces devises.
Source : Gallica

Mathieu Marais Journal et mémoires de Mathieu Marais… (1863-1868)

LE CHANCELIER. — On parle d'ôter encore les sceaux au Chancelier, et de les donner au cardinal Dubois, et d'établir ce cardinal premier ministre, pour en faire un Richelieu ou un Mazarin. C'est lui qui seul a la clef de toutes les affaires étrangères, et il l'a aussi des affaires intérieures du royaume ; tous les autres ministres ou secrétaires d'État ne sont que ses commis, et ils le disent eux-mêmes. Le Chancelier a perdu l'estime des honnêtes gens et n'a pas acquis celle des gens de la Cour. Il est dans un château branlant.
Source : Gallica

Mathieu Marais Journal et mémoires de Mathieu Marais… (1863-1868)

M. de Maurepas, grâce à l'âge avancé auquel il parvint, put être successivement ministre du Régent et de Louis XVI. Il louche d'un côté à Louis XIV, de l'autre à la Révolution française. C'est ainsi que l'homme qui résume le mieux peut-être le dix-huitième siècle a pu le voir tout entier. M. de Maurepas, frivole, sceptique, galant, spirituel et narquois, personnifie cette politique étroite et égoïste, politique d'intrigue et de manège de cour, qui substitue la connaissance et le mépris des hommes et l'influence des femmes aux grands principes nationaux.
Source : Gallica

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