Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon,
Mémoires
“ Il m’avoit parlé plus d’une fois du duc de Noailles et du chancelier, avant la séance de la Raquette, de la jalousie du premier contre Law, de l’ineptie du second en affaires d’État, de finances, du monde. Il ne m’avoit pas caché son dégoût de tous les deux, et d’une union intime qui rendoit en tout et pour tout le chancelier esclave volontaire du duc de Noailles. Le langage de celui-ci lui plaisoit : son désinvolte et des mœurs toujours à la mode, quelle qu’elle fût, le mettoient à l’aise avec lui. Son esprit et sa tribu si établie lui donnoient de la crainte. ”
