Résumé

Bibliothèque nationale Saint-Simon, 1675-1755 : exposition organisée pour le deuxième centenaire de sa mort… (1955)

Saint-Simon, au contraire, n'avait nulle pensée d'auteur et ne songeait pas au public. C'est luimême qui le déclare : « Celui qui écrit l'histoire de son temps, qui ne s'attache qu'au vrai, qui ne ménage personne, se garde bien de la montrer. Son ouvrage doit mûrir sous la clef et les plus sûres serrures, passer ainsi à ses héritiers qui feront sagement de laisser couler plus d'une génération ou deux et de ne laisser paroître l'ouvrage que lorsque le temps l'aura mis à l'abri des ressentiments. Alors ce temps ne sera pas assez éloigné pour avoir jeté des ténèbres. »
Source : Gallica

Bibliothèque nationale Saint-Simon, 1675-1755 : exposition organisée pour le deuxième centenaire de sa mort… (1955)

Pour sa part, Saint-Simon n'en était point satisfait : enlever aux bâtards tout rang intermédiaire entre les princes du sang et les pairs, les réduire à leur simple rang de pairie, là seulement serait sa vengeance. Il s'y employa auprès du Régent non sans scrupules « tant j'eus peur de moi-même et de ne pas éloigner avec le désintéressement d'un cœur pur tout ce qui pouvoit nuire à l'Etat et y causer des troubles » (35, 102) .
Source : Gallica

Bibliothèque nationale Saint-Simon, 1675-1755 : exposition organisée pour le deuxième centenaire de sa mort… (1955)

Quand Armand Baschet publia en 1874 son beau livre sur le Cabinet du Duc et l'Historique de ses manuscrits, il put à juste titre parler des « aventures » que ceux-ci avaient traversées. Il est rare qu'on puisse ainsi, autour des papiers laissés par un homme, même de la condition de Saint-Simon, voir se lever tant de passions, se déployer tant d'artifices de procédure.
Source : Gallica

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