Résumé

Les six d'Orléans, essai historique sur la branche cadette de la maison de Bourbon (1835)

Malheur à ceux qui lui parlaient d'un mort : sa manie était extrême; personne, à son avis, n'avait cessé de vivre: aussi, concevez l'embarras de ceux qui l'approchaient! Gomment lui dire : Le feu roi, le feu duc d'Orléans? C'étaient des transports, des cris que rien ne pouvait modérer. Morts! s'écriait-il, ils ne le sont nullement; il n'y a de mort en eux que leur enveloppe charnelle ! Leur ame ne mourra jamais.
Il quitta le Palais-Royal pour une cellule. Il s'achemina, non vers Gharenton, mais vers la montagne Sainte-Geneviève.
Source : Gallica

Les six d'Orléans, essai historique sur la branche cadette de la maison de Bourbon (1835)

Il est un temps où les sens émoussés, où les organes fatigués de débauche ne permettent plus les orgies de la veille. Tout s'use, et le duc d'Orléans en fit la triste expérience. Le héros de mille fêtes, le bien-aimé des courtisanes, le roi des banquets du Palais-Royal, le prince des roués, tomba tout à coup dans une apathie qui devint effrayante. Dubois profita de cet état, pour ajouter encore à son insolente grandeur. On peut dire que le duc d'Orléans fut toute sa vie son élève. Dubois voulait le chapeau de cardinal, et Rome se montrait difficile.
Source : Gallica

Les six d'Orléans, essai historique sur la branche cadette de la maison de Bourbon (1835)

Paris vit à son tour, sous son ciel brumeux, des voluptés énormes. Un prince, que sa naissance plaçait au second rang de l'empire, appela tous les vices à sa cour, toutes les débauches dans son lit. La mère du prince ensevelissait dans la solitude de Saint-Cloud ses regrets, son orgueil et ses larmes ; l'épouse délaissée pour toutes les femmes, était abreuvée de prostitution qui se consommait sous ses yeux, à la face du jour, de la France, de l'Europe entière.
Source : Gallica

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