Théodore-Paul Gazeau de Vautibault

Résumé

Théodore-Paul Gazeau de Vautibault Les d'Orléans au tribunal de l'histoire… (1908)

Jamais satire n'eut un pareil triomphe. Les Philippiques furent le pamphlet de toute la France. « Ce fut une épidémie de vengeance, une débauche d'indignation. Chaque parti fit sa curée du duc d'Orléans (de Lescure) . »
Le duc de Saint-Simon trouve dans les Philippiques « tout ce que l'art a de plus délicat, de plus tendre, de plus fort et de plus noir, de plus pompeux et de plus remuant, tout ce que l'enfer peut vomir de vrai ou de faux, exprimé dans les plus beaux vers, le style le plus poétique, et avec l'esprit qu'on peut imaginer » (Mémoires du duc de Saint-Simon) .
Source : Gallica

Théodore-Paul Gazeau de Vautibault Les d'Orléans au tribunal de l'histoire… (1908)

Faire cette guerre, lui disait Saint-Simon, c'est affaiblir le Royaume, en agrandir d'autant ses ennemis naturels ; c'est donner lieu de croire que vous n'employez votre pouvoir précaire que pour votre intérêt personnel, et que vous achetez un appui Etranger contre les droits de Philippe V à la couronne de France, aux dépens de l'Etat et au prix de tout l'or et de tout le sang versés depuis la mort du feu Roy d'Espagne (Charles II) ...
Source : Gallica

Théodore-Paul Gazeau de Vautibault Les d'Orléans au tribunal de l'histoire… (1908)

La Régence étant expirée, le duc d'Orléans remit à Louis XV le soin de l'Etat, dont il devenait le maître absolu. Le Roy prit le Régent pour Président du Conseil et Dubois pour Premier Ministre.
Cet infortuné Roy, plus à plaindre que coupable, avait reçu une éducation à la fois vulgaire, triviale et efféminée ; on l'avait élevé dans des goûts communs, frivoles et indignes de la Royauté, isolé de tout ce qui pouvait développer son esprit, élever son âme. On avait desséché en lui la source des bons sentiments.
Source : Gallica

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