Claude de Luynes

Définition et enjeux

Portrait de Claude Ferval Claude Ferval Madame Du Deffand : l'esprit et l'amour au XVIIIe siècle (1933)

Le portrait qu'à sa manière d'eau-forte Mm. du Deffand trace de sa tante de Luynes montre en quelle estime elle tenait cette sœur de sa mère. Il commence ainsi : « La duchesse de Luynes est née aussi raisonnable que les autres s'efforcent de le devenir. » Mariée en premières noces au marquis de Charrost et restée veuve sans enfants, la seconde fille du président Brulart avait prouvé, en se remariant au duc de Luynes qui n'avait rien
d'un séducteur, que la liberté ne lui paraissait pas le premier bien de ce monde.
Source : Gallica

Claude Saint-André La vie de Mme Du Barry (1909)

Le duc de Luynes parle dans ses mémoires des fêtes données à Louveciennes, en 1737, alors qu'il appartenait à Mlle de Clermont, fille de Mlle de Nantes, légitimée du Grand Roi : « La vie y est charmante », écrit-il, « la maison fort jolie. » Le duc de Penthièvre, héritier de la comtesse de Toulouse, y vit mourir, en 1768, le prince de Lamballe, dernier survivant de ses cinq fils ; il se défit de ce don viager, et Louis XV en accorda le brevet à sa maîtresse, le 26 juillet 1769.
Source : Gallica

Portrait de Claude Ferval Claude Ferval Madame Du Deffand : l'esprit et l'amour au XVIIIe siècle (1933)

Rien ne peut convaincre un tuteur obstiné en qui les entrailles paternelles sont muettes. La marquise met alors dans l'exécution de son désir une fermeté qui prouve combien ce désir lui est cher. Sentant qu'à elle seule il ne lui sera pas possible de vaincre la ligue des intérêts familiaux, elle s'adresse à la duchesse de Luynes, que son caractère et sa haute situation désignent parmi les siens comme une sorte d'arbitre. La lettre par laquelle Mme du Deffand informe cette sœur de sa mère du débat en cause est un chef-d'œuvre de diplomatie.
Source : Gallica

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