Cornelis de Witt 

Élements biographiques

Cornelis de Witt  Revue des Deux Mondes

Il y a encore aujourd’hui beaucoup de partisans de la liberté de conscience à la façon de d’Argenson. Il y en a parmi les indifférens et parmi les croyans. Que ceux-ci ne se fassent pas illusion sur la portée du système de la pacification religieuse par le silence. Il ne supprime la lutte qu’en supprimant la vie. Il ne mène à rien moins qu’à éteindre la foi et à relâcher les freins qu’elle met à la licence des mœurs, et c’était ainsi que l’entendait d’Argenson. Il aimait à vivre sans gêne et sans souci, et il ne pouvait souffrir qu’on lui parlât de la mort et du péché.
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Cornelis de Witt  La Société française au XVIIIe siècle

Sachons le voir et osons le dire : le défaut de principes a été l’une des plaies de notre pays au moment de la révolution. Le défaut de principes, le défaut d’expérience, le défaut de respect pour l’autorité royale et pour la foi chrétienne, c’est par là qu’ont le plus péché les révolutionnaires français. Leur excuse, c’est l’éducation qu’ils avaient reçue, c’est la vie qu’ils avaient menée, ce sont les sentimens anti-religieux et anti-monarchiques que leur avait transmis la génération qui sous Louis XV s’était détachée de l’église et du roi.
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Cornelis de Witt  Revue des Deux Mondes

Faire un choix par tendresse, rester en d’aimables nœuds, si cela ne nuit à personne, si cela ne trompe pas, si même on aide ce qu’on aime, loin d’être un mal, est peut-être au-dessus d’une action indifférente... Les dévots ont toujours chez eux du taquin et de l’antihumanité, le triste joug des prêtres, de l’intrigue, de l’atrabilaire, du triste, et leur secte suppose nécessairement aujourd’hui de la petitesse d’esprit... Moi qui ai servi le roi avec passion, je dis que je préférerais vivre sous Néron plutôt que sous un prince dévot.
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