Louis Phélypeaux de Châteauvieux de D'Argenson

Définition et enjeux

Horace-Napoléon Raisson Histoire de la police de Paris… (1844)

En homme habile, d'Argenson pensa que le moment était venu de prendre une honorable retraite. Il formula donc en peu de mots sa démission, et l'adressa au régent, qui se trouvait alors à Versailles. Philippe fit quelque difficulté à l'accepter; mais, sur l'assurance des amis du comte que sa santé demandait les plus sévères ménagemens, il n'hésita plus, se rappelant, en véritable neveu de Louis XIV, le constant dévoûment du père, et ne voulant pas que cette race d'hommes de moralité et d'honneur succombât et s'éteignît sous le fardeau des affaires publiques (1) .
Source : Gallica

Edmond-Jean-François Barbier Chronique de la régence et du règne de Louis XV… (1857-1866)

M. le comte d'Argenson a tout crédit auprès du Roi.
M. de Paulmy,, son neveu, a beaucoup d'esprit; mais il
n'a jamais été intendant de province; il est simplement
maître des requêtes. A la vérité, M. le comte d'Argenson
n'avoit été intendant que de Tours, où l'on n'apprend
pas la guerre. Son neveu sera plus avancé que lui, car
il va l'apprendre sous son oncle.
Source : Gallica

Baptiste Capefigue Le cardinal Dubois et la régence de Philippe d'Orléans… (1861)

Depuis fort longtemps d'Argenson connaissait le terrain de la police : rien ne pouvait échapper à sa sagacité ; esprit de fermeté et même de rudesse, il n'hésiterait devant rien de ce qui était utile; détesté du Parlement et du salon de Sceaux, il se ferait un devoir d'exécuter les actes les plus sévères du gouvernement. Le Régent venait de
(1) René-Louis Voyer d'Argenson, lieutenant général de police au Châtelet de Paris; il avait exercé pendant vingt ans: il fut garde des sceaux depuis 1718 jusqu'en 1720; père de M. d'Argenson, ministre des affaires étrangères (Voyez mon Louis XV) .
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature