Adrien Paul, Blanche Mortimer (1861)
“ Qu'en ferais-je de la liberté? — Ce que vous en ferez, Blanche ! vous en ferez l'héritage de notre enfant ; vous en ferez qu'il pourra se dire un jour : « Ma conscience, ma volonté, ma vie sont à moi. » — Assez, reprit Blanche, assez, mon ami!... je pars... — Vous en ferez que, s'il vient à aimer éperdument une femme, une autre Blanche, s'il s'en trouve, il ne devra pas la tromper et la perdre pour l'obtenir. — Assez! répéta Blanche, dont ces souvenirs faisaient saigner le coeur. Mais Matthéus trouvait je ne sais quelle acre volupté à se retourner le poignard dans la plaie. ”
