Adrien Paul, Thérésa, ou Comme s'en va le bonheur… (1857)
“ Fritz, cotonné de regards tendres et de manières chattemites, se mit alors à gravir les Alpes du sentiment, modulant aux oreilles charmées de Thérésa ces douces théories de l'amour, lesquelles germent comme à miracle tant le coeur est bien préparé. C'étaient des sonates de paroles dans le genre de celles-ci : Qu'il passerait sa vie à ses pieds ; qu'il n'aimerait jamais qu'elle ; que le doigt de Dieu les avait marqués pour être l'un à l'autre ; que, riche, il adoucirait pour elle les rigueurs du sort; qu'elle ne pouvait et ne devait vivre qu'au sein d'une sphère de grâce et d'élégance ”
