Maurice Montégut

Maurice Montégut

Résumé

Portrait de Maurice Montégut Maurice Montégut Madame Tout le monde (1893)

Lucie avait un peignoir de laine rouge.
Un grand garçon, l'air effronté, se campa au milieu de la rue, le chapeau sur l'oreille, et lui fit visiblement un geste interrogatif qui semblait dire :
– Peut-on monter ?
Elle rougit et se retira confuse... la foule, à présent, riait à gueule pleine. « Le commerce reprend... » murmura quelqu'un.
– Les gens de ce quartier sont vraiment malhonnêtes, dit Lucie à sa vieille bonne, campagnarde naïve.
– Pour sûr, madame, c'est à qui vous reluquera le nez... Oh ! ce Paris !
Des jours passaient, et chacun amenait son aventure.
Source : Gallica

Portrait de Maurice Montégut Maurice Montégut Madame Tout le monde (1893)

« Les guides sûrs... sont les bons génies tutélaires présidant à nos destinées : nos familles... » Or, à lui, toute sa famille était son père ; ce père le gâtait, selon le mot des aïeules.
Un soir, en s'endormant, dans un caprice d'enfant qui connaît sa puissance, il avait désiré de trouver à son réveil un violon sur son lit. Et, par la nuit d'hiver, le père était parti ; le lendemain matin, Charles avait son violon, et ne s'en étonnait guère. Pourtant,
il n'avait jamais cassé cet instrument tombé d'un rêve, et l'avait conservé toujours, dans une divination précoce du religieux souvenir.
Source : Gallica

Portrait de Maurice Montégut Maurice Montégut Madame Tout le monde (1893)

Chryseïs écoutait dans son coeur l'ineffable chanson des folles joies découvertes ; Briseïs, le coeur lourd, désirait quelque chose et ne savait pas quoi.
Et Briseïs disait : « Soeur, qu'est-ce que l'amour, et qu'est-ce qu'un époux ? Toi qui sais à présent, pourquoi restes-tu muette et
ne m'instruis-tu pas ? Tu as l'air ravi ; pour quoi donc, égoïste, gardes-tu pour toi seule tes secrets charmants ? Parle, réponds, ô soeur ! les belles choses sont faites pour être racontées... »
Source : Gallica

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