Louis Tiercelin, Sur la harpe : poésies : 1886-1896 (1897)
“ Qu'importe si le mal vient corrompre le bien ! Dissipant chaque jour l'ignorance première, Le monde doit toujours marcher vers la lumière ; Eclaire donc sa marche et ne redoute rien ! Si viennent des méchants, qui des outils de gloire Feront des instruments de honte, malgré tout, Elève le haut temple où se tiendront debout Tous ceux qui, plus savants, resteront fiers de croire ! Tu fais l'oeuvre de vie et non l'oeuvre de mort ! Va, pilote sans peur, sur cette mer d'orage, Et sois fier, en dépit de ceux qui font naufrage, Si ta barque du moins amène un homme au port. ”
