Louis Legendre, Le Son d'une âme (1895)
“ Quand viendrait demain le reflux Qui doit te remporter dans l'ombre, Aujourd'hui que tu vis, tu dois Avoir peur de ton propre blâme : Il faut faire oeuvre de tes doigts, Il faut faire oeuvre de ton âme. Plus tard tu te reposeras ; Mais tu ne peux, saus être un lâche, Jeter l'outil, croiser les bras, Tant que tu n'as pas fait ta tâche... « Inutile ! » Qui te l'a dit ? Pour la science sérieuse, Toujours l'horizon s'agrandit ; Tout a sa fin mystérieuse ! Lève les yeux au firmament : Regarde ! Un astre d'or y passe, Inconscient du mouvement Qui l'emporte à travers l'espace. ”
