Joseph-Jules Garat

Résumé

Joseph-Jules Garat Vieux péchés (1890)

Voulez-vous voir du ciel l'étoile la plus belle? C'est Sirius, l'hiver, quand la voûte étincelle!
La Grande Ourse est connue et du tiers et du quart, Et tourne autour du Nord, sans faire un grand écart. A l'opposé l'on voit toujours Cassiopée, Ayant, à la toucher, la modeste Céphée.
Castor avec Pollux, en lumière jumeaux,
Deux célèbres amis, s'aiment dans les Gémeaux.
Le Dragon, le Serpent emmêleraient leurs têtes Sans Hercule qui vient séparer les deux bêtes; Tout près est la Couronne, un bracelet charmant, Dont la Perle a l'éclat du plus pur diamant.
Source : Gallica

Joseph-Jules Garat Vieux péchés (1890)

Le moment de la délivrance, Où, déchirant sa coque, ailé, vif, gracieux, L'insecte-fleur, brisant son oubliette austère, Irait chercher le ciel, en dédaignant la terre. Sera-t-il blanc ou bleu, noir, jaune, velouté? Quand pourrons-nous le voir, ivre de liberté, Voltiger hésitant, de pollen se repaître, Déployer ses couleurs dans l'air et... disparaître! Mais qu'est-il advenu de tous ces beaux projets? Combien furent déçus que notre coeur a faits! Etourdi, j'oubliai de refermer sa boîte, Son logis; se peut-il erreur plus maladroite? Ce mort vivait!
Source : Gallica

Joseph-Jules Garat Vieux péchés (1890)

La fable était excellente; vos petits-enfants sont très beaux. Heureux poète, heureux grand-père!
J'aime beaucoup vos vers, cher Docteur; je les aime parce que vous les donnez comme un arbre donne ses fruits, et qu'il est visible qu'ils ne vous ont coûté ni peine ni contrainte. Je les aime parce qu'ils parlent aisément de toutes les belles choses de la vie.
Tous ne sont pas d'un grand-père. Cela doit tenir à ce que vous ne l'avez pas toujours été. Il y a des gens qui naissent vieux. Vous, cher Docteur, vous resterez toujours jeune.
Source : Gallica

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