Résumé

Lh ***G. Entre deux draps ou ce qu'il y a au fond d'une tasse de café (1847)

C'est un bouquet dérobé, une main effleurée, une voix tremblante qui murmure encore dans ce coquillage au labyrinthe vibrant qu'on appelle l'oreille d'une femme ; c'est l'éclair d'un regard brisé dans le coeur, ce sont mille images, mille prestiges, mille fantômes, qui font courir le frisson dans cette organisation mobile comme le glaïeul sous le vent. Le sang monte, monte; le sein se gonfle , la tète s'incline, les yeux se mouillent; ployée sur elle-même , elle sillonne son corps vierge ou chaste d'une larme qui l'initie à sa beauté.
Source : Gallica

Lh ***G. Entre deux draps ou ce qu'il y a au fond d'une tasse de café (1847)

Nos frères seront des esclaves, nos soeurs des nappes pour couvrir les tables de l'orgie. Il faudra punir de mort le père et la mère qui ne nous ont pas étouffés à notre naissance ; car le matérialisme contient l'esprit de destruction sans laquelle il ne pourrait se perpétuer. La matière se régénère par la mort ; l'âme, au contraire, se nourrit d'immortalité.
— Apostat! lui dis-je ; tu n'es ni de ton temps ni de ton métier ; tu portes une main sacrilége sur ton idole; ne trembles-tu pas qu'elle ne te renverse?
— Non, car les idoles doivent rendre hommage à la divinite, qui est la morale.
Source : Gallica

Lh ***G. Entre deux draps ou ce qu'il y a au fond d'une tasse de café (1847)

Mais, privé de la musique, cette berceuse de l'insomnie, n'ai-je pas sans cesse à la portée du désir le clavier de l'imagination, dont les touches, ébranlées par le caprice, sympathisent avec la mélancolie ou la gai té ? Grâce à la nature, lorsque, dans une veille agitée, on repose sur ses vingt ans et un bon lit, on peut se retourner ici-bas comme on veut.
Source : Gallica

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