Arsène Houssaye

Arsène Houssaye

Résumé

Portrait de Arsène Houssaye Arsène Houssaye,  Les Onze maîtresses délaissées… (1841)

“ Olivier, las de la voir se débattre avec son mal, était allé s'asseoir sur le bord de la fenêtre. Le ciel étincelait d'étoiles ; les coucous sifflaient dans les bois, les raines chantaient dans les marais ; les moissons qui couvraient la terre répandaient un parfum de richesse et de bonheur; ce parfum fut amer pour Olivier qui se sentait jaloux de la joie universelle de la nature; — J'ai perdu ma vie, dit-il tout à coup ; j'étais fou longtemps avant Suzanne , puisque j'ai vu la fortune dans le mariage au lieu d'y voir l'amour. — Hélas! dans la fortune mon coeur s'est appauvri. ”
Source : Gallica

Portrait de Arsène Houssaye Arsène Houssaye,  Les Onze maîtresses délaissées… (1841)

“ Mais, dans sa route amoureuse , il n'avait jamais rencontré une fille si pure et si rougissante que Suzanne; il se trouvait dépaysé; à Paris l'amour est toujours dans l'ivresse, la tête est égarée par l'éclat de toutes choses, par la lumière, par la musique et surtout par le regard attrayant des femmes; quand la tête est égarée , l'amour s'enhardit; mais dans le silence et dans la solitude des champs, la tête se calme et l'amour redevient timide; l'amour se voile comme une jeune fille qui craint un rayon du soleil, un regard des hommes. ”
Source : Gallica

Portrait de Arsène Houssaye Arsène Houssaye,  Les Onze maîtresses délaissées… (1841)

“ Marguerite s'étendit sur le bord de l'étang, et trempa sa main dans l'eau.
— Toujours froide! Mais le soleil sera plus ardent demain qu'aujourd'hui.
Théophile releva Marguerite.
48 MARGUERITE.
— Vous ne vous doutez pas des extases qu'ils ont au ciel : c'est une joie éternelle qui ne s'altère pas! — Toujours de ravis— santés simphonies, des vapeurs d'encens! Le nuage est passé, les trois étoiles brillent sous les osiers !
La folle se tut, et jeta un regard avide dans l'étang.
—Voyez-vous! voyez-vous! Qu'il est beau, mon enfant ! Quel ange charmant dans son écharpe blanche!
”
Source : Gallica

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