Arsène Houssaye,
Les Onze maîtresses délaissées…
(1841)
“ Olivier, las de la voir se débattre avec son mal, était allé s'asseoir sur le bord de la fenêtre. Le ciel étincelait d'étoiles ; les coucous sifflaient dans les bois, les raines chantaient dans les marais ; les moissons qui couvraient la terre répandaient un parfum de richesse et de bonheur; ce parfum fut amer pour Olivier qui se sentait jaloux de la joie universelle de la nature; — J'ai perdu ma vie, dit-il tout à coup ; j'étais fou longtemps avant Suzanne , puisque j'ai vu la fortune dans le mariage au lieu d'y voir l'amour. — Hélas! dans la fortune mon coeur s'est appauvri. ”
