Élisabeth Brossin de Méré

Résumé

Élisabeth Brossin de Méré,  Hélène et Robert, ou les Deux frères… (1802)

“ Je vous jure, ma mère, par le respect et la tendresse que j'ai pour vous, de rendre Robert l'arbitre de mon sort. A ce mot, son amant presse de ses lèvres sa main que Marguerite avoit mise dans la sienne. Cette bonne mère les serre contre son coeur, les embrasse , les bénit et leur dit : — Me voilà contente à présent , et je mourrai sans trouble. Je ne veux pas., cependant, mon cher Robert, que tu croies n'avoir rien à prétendre avec la main d'Hélène : j'ai fait mon testament ; cette maison et les vergers qui
en dépendent, sont à elle
”
Source : Gallica

Élisabeth Brossin de Méré,  Hélène et Robert, ou les Deux frères… (1802)

“ Robert n'étoit pas que l'ombre d'un homme, s'approchèrent toutes de lui, lui firent mille questions; et, vieilles et jeunes, lui offrirent, toutes ensembles, tout ce qui pourroit lui convenir. Hélène n'offrit rien, mais alla chercher, dans la maison, un fromage à la crême, un gâteau et du vin. Pardon, monsieur, dit-elle en rougissant, si je vous présente un repas si frugal : dans un pauvre village, au milieu de la nuit, il est bien difficile de se rien procurer. — Tout est excellent, la jeune fille, offert par une si jolie main, et quand on a grand faim. ”
Source : Gallica

Élisabeth Brossin de Méré,  Hélène et Robert, ou les Deux frères… (1802)

“ Restons-ici, dit Marguerite, j'ai tant de plaisir à entendre le rossignol ! L'année prochaine il viendra chanter sur ma tombe. Mes enfans, je veux être enterrée à cette place, au pied de ce beau lilas dont les fleurs embaument l'air; je yeux que vous y veniez chaque jour répéter le serment de vous aimer sans cesse. Et Hélène soupira , et de la pensée de perdre, avec son aïeule, sa seule amie, et de l'idée que jamais elle ne seroit unie à
Rebort!
”
Source : Gallica

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