Résumé

Adélaïde Gory-Decour Édouard et Malvina, par Mlle Adélaïde Gory-Decour… (1824)

Il se passa près d'un an sans que la perfide Osbornn pût même en concevoir l'espérance; elle était prête à y renoncer et à abandonner l'amie qu'elle ne pouvait pervertir, lorsque son frère revint en Angleterre.
Sir Dercourt unissait aux charmes de la plus belle figure tous les vices à la mode : joueur, débauché, buveur, libertin, amoureux à l'excès, il peignait le sentiment qu'il croyait ou qu'il feignait d'éprouver avec tant d'énergie, que l'amour le plus tendre et le plus ardent n'aurait pu se servir d'autres expressions. Il logeait chez milady Osbornn, et y voyait tous les jours Félicie.
Source : Gallica

Adélaïde Gory-Decour Édouard et Malvina, par Mlle Adélaïde Gory-Decour… (1824)

Mais vous pleurez Elisa; ah! que ne puis je, au prix de tout mon sang, arrêter les larmes que je vous fais répandre.
—Laissez-les couler cher Edouard, elles me soulagent; c'est une dernière marque de faiblesse , mais je vais reprendre mon courage ; je vais fuir ce séjour où j'ai porté le trouble , où, malgré moi, j'ai trahi l'amitié , je vais porter dans une retraite solitaire mes regrets et ma douleur; mon coeur pourra s'abandonner alors sans remords à une passion qui ne peut être heureuse, mais qui n'enfera pas moins le destin de ma vie.
Source : Gallica

Adélaïde Gory-Decour Édouard et Malvina, par Mlle Adélaïde Gory-Decour… (1824)

Ne cherche donc plus, mon amie, à voir ton fils à vingt cinq-ans; regarde-le comme un enfant qui ne demande de notre tendresse d'autres soins que ceux que son âge exige.
— Tu as raison, Charles, j'ai été trop loin, mais toujours mon guide est là ( dit-elle en pressant la main de son époux sur son coeur ) , il ramène à la vérité mon esprit si facile à s'égarer; c'est à toi, mon ami, que Félicie doit ses vertus, je suis ton ouvrage, sans mon Charles que serais-je? encore faible et légère.
Source : Gallica

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