Résumé

Amours secrètes de Napoléon Bonaparte… (1815)

Ce qui pouvait être hier une vertu, n'est aujourd'hui qu'un tort réel envers votre époux. Hier vous reçûtes le nom de mon épouse; nous nous liâmes par des sermens réciproques. Ces sermens sont sacrés ; et tant qu'Eugénie Mello respirera, je ne me crois point le droit de disposer de la main que je lui ai destinée; je ne me crois point celui de rompre des noeuds que j'ai serrés à la face des dieux, et que les circonstances seules m'empêchent de ratifier devant les lois et la religion. J'aurais cru que madame Buonaparte pensait ainsi que son époux
Source : Gallica

Amours secrètes de Napoléon Bonaparte… (1815)

La mort d'Eugénie n'avait pas peu contribué à me faire chérir la solitude; ajoutez à cela l'espèce de mépris que m'inspiraient mes camarades, et sur-tout les lâches impostures que tous les jours des officiers français affectaient de répandre en ma présence sur le compte de mes compatriotes. J'adorais ma patrie; un Corse tombant les armes à la main; pour défendre son indépendance contre les prétentions des perfides Génois, était à mes yeux un héros que mon coeur déifiait.
Source : Gallica

Amours secrètes de Napoléon Bonaparte… (1815)

Quel mal, d'ailleurs, avait éprouvé M. Mello? une légère chute dont j'avais prévu les résultats. Risquer ma vie pour l'arracher au péril, c'en était déjà plus qu'il ne m'en fallait pour me justifier à mes propres yeux. Que m'importe le sentiment du vulgaire en masse? travaille-t-il au bonheur de l'individu? non. L'être souffrant est l'être qu'il méprise , et rarement celui qu'il console.
Source : Gallica

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