Jean-Baptiste Desforges

Résumé

Jean-Baptiste Desforges L'oeuvre de Choudart-Desforges… (1912)

Jamais je n'ai vu sans un doux épanouissement, sans une aimable dilatation de cœur les rayons bienfaisants du père de la lumière. Dans la saison rigoureuse, je n'ai jamais approché du feu sans un sentiment agréable et toujours nouveau.
La femme, l'être le plus charmant qu'ait pris plaisir à former l'auteur de la nature, n'est-elle donc pas le soleil de tout cœur sensible, et le feu dont elle vous pénètre quand elle nous admet dans le cercle de sa régénérante atmosphère peut-il perdre de
son action ou même la voir se ralentir, à moins qu'il n'y ait une cause.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Desforges L'oeuvre de Choudart-Desforges… (1912)

Nous nous assîmes près de la collation avec aussi peu d'envie l'un que l'autre d'y toucher. Nos âmes, absorbées dans leurs tristes pensées, laissaient bien loin de nous les besoins de nos corps.
Après un silence pénible et assez long, je reprends la main chérie d'Adélaïde en me remettant à ses genoux, et je cherche en ces termes à ramener quelque tranquillité dans son cœur : — Vous me demandez, ô mon adorable Adélaïde, si votre malheur est sans remède? Non, chère âme de ma vie, non, il n'est pas sans remède : la bonne Geneviève, sans le savoir, vient d'indiquer le seul convenable.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Desforges L'oeuvre de Choudart-Desforges… (1912)

Adélaïde se retourné alors vers lui, se jette dans ses bras.
Leurs larmes, leurs sanglots se confondent; et moi, moi je ne puis pleurer. Mon cœur est fermé, mon œil est sec et atone, ma bouche est entr'ouverte et muette ; une pâleur mortelle couvre mon front, ma tête est enveloppée de nuages, tout mon corps est dans un engourdissement stupide; assis dans une attitude de désespoir et de honte, qui, un instant avant, avait été le trône de l'amour et du bonheur, j'entends les sanglots du père et de la fille, comme on croit entendre dans un songe quelque bruit sourd et lointain.
Source : Gallica

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