Résumé

Portrait de Alphonse Karr Alphonse Karr La Pénelope normande, par Alphonse Karr… (1855)

Je l'aime tellement, et cet amour m'élève si haut l'esprit et le coeur, que, lorsque je le vois à mes pieds, c'est de bonne foi que je le repousse, — c'est de bonne foi que je lui offre une simple amitié. Mais c'est que je souffre horriblement, à penser que la seule preuve d'amour convaincante, irréfrégable que je puisse lui donner, je l'ai donnée déjà à un homme vulgaire et que je ne puis faire pour l'homme que j'adore avec tant de raison, que ce que j'ai fait pour Férouillat parce qu'il était là et que je m'ennuyais.
Source : Gallica

Portrait de Alphonse Karr Alphonse Karr La Pénelope normande, par Alphonse Karr… (1855)

Je voulais faire entendre à mon tour trois coups de sifflet pareils à ceux qui avaient tant effrayé madame d'Apreville. Mais mon émotion était telle, ma respiration était si haletante, mes lèvres si desséchées, que je ne pus faire sortir aucun son. Alors je fus saisi d'une ragé indicible. Je saisis une pierre, puis une autre, puis une troisième, et les jetai à travers les vitres que je voyais par dessus le mur du jardin. — J'en entendis une se briser en éclats.—. Si c'est un homme, si c'est un amant, il va sortir, m'écriai-je, — je vais le voir, — je les tuerai tous les deux.
Source : Gallica

Portrait de Alphonse Karr Alphonse Karr La Pénelope normande, par Alphonse Karr… (1855)

Noëmi d'Apreville à René de Sorbières,
Il fait ce matin un temps étrange, il pare notre village d'une toilette nouvelle qui ne lui sied pas mal ; — l'air est blanc et épais, et le soleil, dont le disque est rouge, glisse et insinue au travers des rayons un peu incertains ; les oiseaux, qui s'y connaissent, pensent que le soleil va dissiper ces brumes d'automne, car ils chantent comme lorsqu'ils saluent la naissance d'une belle journée.
Source : Gallica

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