Résumé

Antoine Caillot Mes vingt ans de folie, d'amour et de bonheur… (1807)

Quel moment, et quelle occasion pour un, amant ! Aussi, me levai-je et me jetant à ses pieds, je la conjurai,
dans le transport de la passion qu'elle m'avoit inspirée, de jeter enfin sur moi un regard de pitié, et de ne pas me donner la mort par son indifférence, mille fois plus insupportable que sa haine. «Il faut, il faut, Madame, que vous me bannissiez pour toujours de votre présence , ou plutôt que vous me plongiez un poignard dans le coeur, si mes sentimens vous déplaisent, et si vous rejetez les témoignages d'un amour que vous ayez fait naître , et que vos rigueurs ont nourri. »
Source : Gallica

Antoine Caillot Mes vingt ans de folie, d'amour et de bonheur… (1807)

Il étoit sept heures, comme l'ayant veille , quand madame d'Erlange arriva , je m'armai pour la recevoir de toute l'audace que l'amour peut inspirer. Quand elle me vit, elle jeta un cri perçant, et sa surprise fut si forte et si vive , qu'elle tomba en défaillance, et que je fus obligé de la porter pour la placer sur les coussins du boudoir. Quand elle eut repris l'usage de ses sens, je me jetai à ses pieds, et je la conjurai
de me pardonner l'innocent stratagême dont je m'étois servi, en faveur de l'amour dont elle avoit dû s'apercevoir que je brûlois pour elle.
Source : Gallica

Antoine Caillot Mes vingt ans de folie, d'amour et de bonheur… (1807)

Car cette société, différente de celle du baron d'Holbach, où ne se rassembloient que les gros bonnets de la philosophie, réunissoit en partie ce
que Paris comptoit d'hommes aimables et instruits, et un bon nombre de femmes aussi spirituelles que charmantes. Un genre de vie si commode et si profane ne convenoit guère à un homme qui fesoit une profession publique de la plus austère morale ; et il me paroissoit bien difficile de convertir jamais personne avec une bouche accoutumée au langage de l'amour.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature