Arsène Houssaye,
Le serpent sous l'herbe. Tome 1
(1838)
“ L'hôtesse vit son élan avec une grande surprise et pensa qu'il devenait fou. L'agonisante entrouvrit les yeux sous la lumière et les referma aussitôt dans l'éblouissement. Elle devina plutôt qu'elle ne vit Robert à ses pieds ; elle lui tendit une dernière fois ses bras maternels, et peu à peu, se ranimant encore à la vie, elle rouvrit ses yeux et contempla Robert dans une sainte extase : son front rayonna d'une joie céleste, son sein s'agita comme le sein d'une mère qui rêve à son enfant, son âme, déjà dans le chemin du ciel, s'arrêta entre Dieu et Robert. ”
