Léon Laurent-Pichat,
Commentaires de la vie : un conte de fée…
(1868)
“ S'il y a une femme dans ta vie, Mathias, dis-lui bien que vos heures d'amour ne vous sont pas données, et que quelqu'un les paye. Oui, je sens que tu aimes quelque part; tu dépenses mon coeur, pauvre enfant ! Tu es comme le prodigue qui vend la bague de sa mère ; cela porte malheur. Je suis sévère, ami. Mais une voix me dit que je ne te parle plus de ce monde. Je suis morte, puisque je n'ai plus qu'à mourir. La sorcière est une excellente femme. Marthe l'a payée, et nous sommes parties. Je ressemble à quelqu'un qui n'a plus sa place, dans la vie, s'entend. Où es-tu, Mathias, où es tu? ”
