Hendrik Conscience,
Scènes de la vie flamande
“ Une transformation qui échappe à toute description s’opéra dans la physionomie de Mathias ; son visage, qui n’exprimait habituellement que la haine et la méchanceté, prit tout à coup une expression si égarée, si sauvage, si infernale, qu’il en devint méconnaissable de rage et de férocité. Ses joues se contractèrent, ses dents grincèrent, une affreuse pâleur décolora son visage, ses cheveux se dressèrent comme les poils de l’hyène. Il cria d’une voix rauque et ardente : — Ah ! tu ne veux pas me payer ? Tu vis encore ? Eh bien, la mort me paiera ! ”
