Joaquim Maria Machado de Assis,
Quelques Contes
“ Parfois, l’aurore d’une idée semblait poindre dans les profondeurs de l’inconscient. Il courait au piano pour la développer tout entière, pour la traduire en sons ; mais c’était en vain. L’idée s’évanouissait. D’autres fois, assis au piano, il laissait les doigts courir à l’aventure, pour voir s’il y surgirait des fantaisies, comme sous ceux de Mozart. Mais rien, rien ; l’inspiration ne venait pas ; l’imagination demeurait endormie. Si par hasard une idée surgissait, définie et belle, c’était seulement l’écho de quelque morceau que sa mémoire répétait, et qu’il supposait avoir inventé. ”
