Joaquim Maria Machado de Assis,
Quelques Contes
“ Et Sylvius continue sa route, à la recherche de la prédestinée. Vous pouvez passer, yeux de toutes couleurs, corps de toutes formes, cheveux empruntés à la chevelure du soleil ou à celle de la nuit. Vous mourez sans écho, cantilènes soupirées aux accords de l’éternel violon. Sylvius ne veut point d’un amour quelconque, adventice et anonyme ; il lui faut un certain amour, nominal et prédestiné. Tu t’effraies, lecteur : il n’y a pas de quoi. C’est seulement le chanoine qui se lève, va à la fenêtre et s’y accoude pour se reposer de l’effort. Il regarde ; il oublie le sermon et le reste. ”
