Champfleury

Champfleury

Résumé

Portrait de Champfleury Champfleury,  Confessions de Sylvius (1857)

“ Troisième plat, des artichauts à la barigoule, la gloire du pays. — Si nous mangions des fraises? dit Théodore. —Ah! oui, c'est bon, des fraises, dit Clémence. — Un immense plat de fraises, répond Théodore. — Nous ferons un fraisetival, dis-je tout joyeux de mon mauvais calembour. Hélas! Théodore seul a ri; Clémence, pour qui cette plaisanterie était évidemment destinée, n'en a pas compris le sel. —
Sylvius, dit Théodore, tu es maussade comme un cercueil. On ne se conduit pas ainsi près d'une jolie fille, on l'embrasse.
”
Source : Gallica

Portrait de Champfleury Champfleury,  Confessions de Sylvius (1857)

“ Mélanie était une petite ouvrière que Sylvius avait trouvée au bal.
— Il faut la sacrifier, pensa-t-il, je n'ouvrirai pas.
— Sylvius, Sylvius, criait la voix, ouvre donc?
Mais il ne répondait pas, et, pendant que ces dix-huit ans frappaient à sa porte, il songeait à l'amour de trente-cinq ans, amour pour lui inconnu jusque-là. La femme qui met en jeu ses dernières années doit chercher à les dorer d'amour.
— La femme de quarante ans qui aime, aime violemment. Elle en est au chant du cygne. Si jusque-là elle a placé son amour à la légère, elle veut à quarante ans le placer à gros intérêts.
”
Source : Gallica

Portrait de Champfleury Champfleury,  Confessions de Sylvius (1857)

“ Mariana ne dit rien, et, prétextant un motif quelconque, elle sortit et ne revint pas. Elle alla se jeter en pleurant dans les bras de Juliette, et la pria de l'accompagner chez elle. Le lendemain, elle envoya chez Sylvius ce billet : « Monsieur, nous ne sommes pas faits l'un pour l'autre. La peinture tuera toujours chez nous l'amour. Si vous me revoyez au Louvre, ne me reconnaissez pas; c'est le seul service que je vous demande. Adieu, monsieur! vous me connaissez si peu, que vous m'oublierez bien vite. » ”
Source : Gallica

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