Champfleury,
Confessions de Sylvius
(1857)
“ Troisième plat, des artichauts à la barigoule, la gloire du pays. — Si nous mangions des fraises? dit Théodore. —Ah! oui, c'est bon, des fraises, dit Clémence. — Un immense plat de fraises, répond Théodore. — Nous ferons un fraisetival, dis-je tout joyeux de mon mauvais calembour. Hélas! Théodore seul a ri; Clémence, pour qui cette plaisanterie était évidemment destinée, n'en a pas compris le sel. — Sylvius, dit Théodore, tu es maussade comme un cercueil. On ne se conduit pas ainsi près d'une jolie fille, on l'embrasse. ”
